Bagnols-sur-Cèze : Associations culturelles : 18 850 € votés

Le conseil municipal de Bagnols-sur-Cèze a adopté l’attribution des subventions de fonctionnement aux associations culturelles pour l’année 2026. Le montant total s’élève à 18 850 €, avec une baisse annoncée inférieure à 1 000 € par rapport à l’exercice précédent. « Un total bien loin des baisses drastiques annoncées par certains », introduit Pascale Bordes
Ces aides concernent plusieurs secteurs : danse, loisirs, musique, histoire et patrimoine, peinture, art et théâtre. Dans le domaine de la danse, Est-Vie’Danse bénéficie de l’aide la plus importante avec 3 000 €, devant Dixi, subventionnée à hauteur de 800 €, Bagnols Country Dance à 500 € et Manue Reva à 200 €. Côté loisirs, le Club taurin Lou Gabian reçoit 5 500 €, l’ACBM Photo Club 600 €, l’ACBM Poterie au Grès de la Tour 300 €, tandis que les Amis et Tarot en Cèze, l’ACBM Scrabble Plus bagnolais, les Desmantes ou les Amis du Yoga bénéficient de montants compris entre 100 et 200 €.
Pour la musique, Renaissance du Grand Orgue obtient 1 000 €, la Chorale de Si de La 450 €, l’ACBM Chorale La Cigale à Cœur Joie 400 €, l’Harmonie Les Inséparables 250 € et Li Voues de Bagnou 250 €. Les associations patrimoniales sont également soutenues, avec notamment 800 € pour le S.E.C.A.B.R., 300 € pour l’Académie de Lascours et Païs Nostre, 250 € pour les Amis de Rabelais et 100 € pour la Compagnie de la Côte du Rhône gardoise. Dans le théâtre, Les Jeunes Bagnolais se la jouent, Scène bagnolaise et AJT reçoivent chacun 400 €, tandis que l’ACBM Les Menestrels Théâtre obtient 350 €.
Ce vote s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu, largement commenté par Pascale Bordes. La maire a dénoncé l’héritage financier de la précédente municipalité, évoquant un « grand train de vie » et une accumulation d’emprunts. Elle a également justifié l’abandon ou le réexamen de certains projets, comme l’achat des murs du cinéma, estimé entre 1,2 et 1,5 million d’euros avec les travaux, ou encore certaines dépenses culturelles jugées trop lourdes.
La maire a notamment défendu le choix de ne pas signer neuf spectacles supplémentaires pour la saison 2026-2027 de La Pyramide. Selon elle, ces spectacles auraient représenté 172 000 € de dépenses pour 116 000 € de recettes, soit un déficit de 56 000 €. Pascale Bordes a également pointé le coût de plusieurs concerts estivaux au mont Cotton, citant Ben Mazué, Hit 80-90 et Hélène Ségara, dont les recettes attendues seraient très inférieures aux dépenses engagées.

« Je n’ai rien contre les artistes, mais il y a un coût financier », a-t-elle affirmé, rejetant l’idée d’une attaque contre le monde culturel. La municipalité dit vouloir continuer à soutenir les spectacles pour les enfants, les familles et les seniors, tout en refusant « des pertes abyssales ». Dans cette logique, les subventions aux associations culturelles ont été maintenues à un niveau proche de l’an dernier, malgré la volonté affichée de réduire les dépenses municipales.



