L’Agglomération du Gard rhodanien relance son Conseil de développement et prolonge les candidatures jusqu’au 15 septembre

L’Agglomération du Gard rhodanien souhaite redonner un nouvel élan à son Conseil de développement (CODEV). À la suite du renouvellement du conseil communautaire, le président de l’Agglomération, Christophe Serre, a présenté la nouvelle organisation de cette instance de démocratie participative, dont les candidatures sont exceptionnellement prolongées jusqu’au 15 septembre afin de favoriser une représentation plus équilibrée de l’ensemble du territoire.
Créé il y a six ans sous la présidence de Julien Feja, le CODEV poursuit sa mission avec une ambition renforcée. Son effectif passe de 50 à 60 membres, issus exclusivement de la société civile. Les élus municipaux et communautaires ne peuvent pas y siéger. L’objectif est de réunir des habitants, représentants du monde associatif, économique, éducatif, touristique, artisanal ou industriel afin de refléter la diversité des 44 communes et des 76 000 habitants du Gard rhodanien.
« Il est important d’avoir, aux côtés du conseil communautaire, une structure ouverte sur la société civile », a souligné Christophe Serre. Pour le président de l’Agglomération, ces citoyens qui s’engagent bénévolement constituent une véritable force de proposition capable d’enrichir les politiques publiques et de participer aux réflexions sur les grands projets du territoire.
Une feuille de route pour les années à venir
Le premier grand chantier confié au futur CODEV sera la contribution au projet de territoire, véritable feuille de route des six à sept prochaines années. Développement durable, prospective, planification, attractivité, grands équipements ou encore projets structurants feront partie des sujets sur lesquels les membres seront amenés à travailler.
Benjamin Rocca, maire de Saint-Alexandre et conseiller délégué, a été désigné comme référent du CODEV afin d’assurer le lien entre cette assemblée citoyenne et l’exécutif communautaire.
« L’objectif est de rapprocher les décisions publiques du vécu du territoire », a expliqué Benjamin Rocca. « Grâce aux habitants, aux associations, aux professionnels et aux entreprises, nous pouvons enrichir les politiques publiques par une expertise d’usage. Le CODEV ne se substitue pas aux élus ni aux services, mais apporte un avis qui nourrit les réflexions avant les prises de décision. »
Présenté comme un laboratoire d’idées et un espace permanent de dialogue, le CODEV aura également vocation à assurer un suivi et une évaluation des politiques publiques mises en œuvre.
Un appel aux jeunes et aux habitants des villages

Si plusieurs candidatures ont déjà été enregistrées, les élus constatent encore un manque de représentativité. À ce jour, 29 communes, représentant près de 20 000 habitants, ne disposent d’aucun candidat.
L’Agglomération souhaite notamment attirer davantage de candidatures issues des villages ainsi que des moins de 40 ans. Les trois quarts des membres actuels ont plus de 45 ans. La parité femmes-hommes, imposée par la réglementation, sera également respectée.
Le recrutement s’effectue selon un maillage en quatre grands secteurs géographiques : Bagnols-centre, Pont-Saint-Esprit, Laudun-l’Ardoise et la vallée de la Cèze, afin de garantir une représentation équilibrée du territoire et des différentes catégories socioprofessionnelles.
Une instance qui monte en puissance
Julien Feja, président sortant, et Martine Delaunay, secrétaire, ont annoncé leur volonté de poursuivre l’aventure. Tous deux avaient participé à la création du CODEV et à la définition de son fonctionnement.
« Nous avons dû construire cette instance, créer ses statuts et expliquer son rôle. Beaucoup de citoyens ne faisaient pas toujours la différence entre les compétences des communes et celles de l’Agglomération. Il y avait un véritable travail de pédagogie à mener », a rappelé Julien Feja.
Au fil des six dernières années, le CODEV s’est penché sur de nombreux dossiers majeurs : transition écologique, mobilités, gestion des déchets, désertification médicale, attractivité économique, eau et assainissement, mais aussi les piscines communautaires, le musée Albert-André, le Mémorial Harkis ou encore la promotion du territoire à travers la marque Prov’Occ.
Le fonctionnement de l’instance reposera sur une commission par mois, un bureau chaque trimestre et une assemblée plénière tous les six mois, principalement organisés à l’Office des entreprises de Bagnols-sur-Cèze, entre 18 h et 20 h.
Ouvert à toute personne âgée de 16 ans ou plus habitant ou travaillant sur le territoire, le Conseil de développement représente pour l’Agglomération un outil concret de démocratie participative, destiné à renforcer le dialogue entre les citoyens et les élus tout en accompagnant les grands projets du Gard rhodanien.
La liste des communes non représentées à ce stade :
- Sur le secteur 1 autour de Pont-Saint-Esprit, 7 communes sur 11 n’ont pas de candidat (Aiguèze, Carsan, Laval-Saint-Roman, Saint-Alexandre, Saint-Christol-de-Rodières, Saint-Julien-de-Peyrolas, Saint-Paulet de Caisson).
- Sur le secteur 2 autour de Bagnols-sur-Cèze, 1 commune sur 8 n’a pas de candidat (Saint-Etienne-des-sorts).
- Sur le secteur 3 autour de Goudargues, 5 communes sur 11 n’ont pas de candidat (La-Roque-sur-Cèze, Montclus, Saint-André-de-Roquepertuis, Saint-Laurent-de-Carnols et Saint-Michel-d’Euzet).
- Sur le secteur 4 autour de Laudun, 9 communes sur 14 n’ont pas de candidat (Montfaucon, Saint-Geniès-de-Comolas, Saint-Victor-la-Coste, Tavel, Cavillargues, Gaujac, Le Pin, Saint-Paul-les-Fonts, Saint-Pons-la-Calm)
Cela représente 22 communes, regroupant plus de 20 000 habitants.



