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Le capitaine Damien Pilato rejoint la compagnie de gendarmerie de Bagnols-sur-Cèze

La compagnie de gendarmerie de Bagnols-sur-Cèze accueille depuis le début du mois d’août un nouveau visage au sein de son état-major. Le capitaine Damien Pilato a pris ses fonctions comme adjoint au commandement, devenant le numéro trois d’une compagnie qui compte aujourd’hui 137 militaires. Une nouvelle étape dans la carrière d’un officier qui découvre pour la première fois le Gard et les spécificités de la délinquance locale.

Arrivé officiellement le 1er août, Damien Pilato a d’abord consacré quelques jours à son installation avant de prendre pleinement ses fonctions. « Cela fait vraiment deux semaines que j’ai pris mon poste », explique-t-il. Originaire du Sud, il souhaitait après plusieurs années passées dans le nord de la France se rapprocher de sa région d’origine.

Son parcours professionnel a débuté dans l’Armée de terre, où il occupait notamment les fonctions de chef de groupe avec la responsabilité d’une dizaine de militaires. Il rejoint ensuite la gendarmerie comme sous-officier. Après sept années, il réussit le concours interne lui permettant de devenir officier, avant de suivre les deux années de formation obligatoires à l’École des officiers de la Gendarmerie nationale de Melun.

À l’issue de cette formation, Damien Pilato rejoint le Pas-de-Calais, dans le secteur d’Arras, où il passe quatre années en gendarmerie départementale. Il y commande notamment une communauté de brigades comptant jusqu’à 35 militaires et, initialement, trois brigades de proximité.

« J’ai passé quatre super années. Je n’ai aucun regret sur mon choix de carrière », assure le capitaine, qui aborde désormais un territoire très différent. Le Gard lui était jusqu’alors pratiquement inconnu. Il entend donc consacrer ses premières semaines à mieux appréhender le terrain, ses habitants et les phénomènes de délinquance rencontrés.

Parmi les sujets identifiés figurent notamment les trafics de stupéfiants et les atteintes aux personnes. « Ici, on retrouve davantage les tendances de l’arc méditerranéen », observe-t-il, évoquant des réseaux plus durablement implantés qu’ils ne pouvaient l’être dans son précédent secteur, davantage confronté à une délinquance de passage entre la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la région parisienne.

À Bagnols-sur-Cèze, le capitaine Damien Pilato devient donc le troisième officier dans la chaîne de commandement de la compagnie. Aux côtés du commandant de compagnie et de son premier adjoint, le capitaine Henninger, il participera notamment aux permanences et au pilotage opérationnel.

Son domaine de prédilection sera toutefois la formation des militaires. Il sera chargé du suivi des formations, de leur programmation et de l’entretien des connaissances des gendarmes.

Un volet auquel le nouvel officier accorde une importance particulière. « Un gendarme, du début à la fin de sa carrière, suit des formations. Il n’y a jamais un moment où l’on peut se dire que l’on a tous les acquis et que l’on peut simplement se reposer dessus. »

Violences intrafamiliales, accueil des victimes, police judiciaire, techniques d’intervention, sport ou encore exploitation des données téléphoniques : le spectre est particulièrement large. Pour Damien Pilato, cette polyvalence constitue d’ailleurs l’une des particularités du métier. « Le gendarme en brigade, c’est un couteau suisse. Il doit pouvoir interpeller un cambrioleur comme effectuer des prélèvements ou analyser des données de téléphonie. »

Après avoir commandé directement une unité, le capitaine découvre désormais un échelon supérieur. Avec 137 militaires répartis notamment entre quatre brigades territoriales, le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie et la brigade de recherches, la compagnie de Bagnols-sur-Cèze impose une autre approche.

« Il faut prendre un peu plus de hauteur, réfléchir aux moyens que l’on va engager et à la manière dont on organise les choses », résume Damien Pilato. Une nouvelle mission qu’il entend désormais affiner au fil des prochains mois, au contact d’un territoire qu’il commence tout juste à découvrir.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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