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Canet – Nîmes Olympique : les Crocos lancent leur saison dans un piège catalan

Après près de 100 jours sans match officiel, le Nîmes Olympique retrouve enfin la compétition ce samedi 22 août à 19 heures sur la pelouse de Canet. Pour cette première journée, les Crocos se déplacent chez un adversaire promu mais ambitieux, qui entend bien profiter de l’événement pour bousculer l’un des favoris annoncés du championnat.

Cette fois, les matches de préparation sont terminés. À partir de 19 heures ce samedi, chaque point comptera. Pour le Nîmes Olympique, cette première journée à Canet marque le début d’une saison forcément particulière, avec l’ambition de confirmer l’excellent exercice précédent, achevé à seulement un point de la première place.

Les Crocos arrivent dans les Pyrénées-Orientales après une préparation dense : défaites face à Nice (4-0), Rodez (2-1) et Marseille (2-1), victoires contre Saint-Priest (3-2), Istres (2-0) et Fréjus (1-0), puis match nul contre Beaucaire (0-0). Des résultats contrastés mais surtout une période destinée à permettre au nouvel entraîneur Helder Esteves d’installer son cadre et ses principes.

« Une préparation ne peut jamais être trop courte, parce qu’idéalement elle se fait sur une saison entière », estime le technicien nîmois, qui sait néanmoins que ses joueurs attendaient avec impatience de retrouver la compétition.

Esteves refuse l’étiquette de favori

Avec son histoire, ses moyens et une équipe déjà deuxième la saison dernière, Nîmes sera forcément très attendu. Mais Helder Esteves se méfie des raccourcis.

« Ça ne veut rien dire pour moi. Si demain on est meilleur que Canet, alors on gagnera », insiste-t-il. « L’humilité n’empêche pas l’ambition. Dire tous les jours aux joueurs qu’il faut monter ne sert à rien. Il faut essayer de mieux jouer que l’adversaire, de gagner les matches et d’avoir, à la fin, plus de points que les autres. »

Une prudence également affichée par Clément Depres. « Le football, ce ne sont pas des maths. Ce n’est pas parce qu’on a fait 59 points l’année dernière, qu’on ajoute un entraîneur expérimenté et quelques bons joueurs, qu’on va automatiquement en faire davantage cette saison. »

L’attaquant rappelle surtout la difficulté d’un championnat où une seule accession est en jeu, désormais avec 17 équipes après l’intégration tardive de Tours dans le groupe.

Canet veut jouer « avec le cœur et la générosité »

De son côté, Canet n’a aucune intention de jouer les faire-valoir. Le club catalan a d’ailleurs réalisé une préparation convaincante avec des succès contre Blagnac (2-0), La Clermontaise (3-0), Onet-le-Château (3-2) et Béziers (1-0), pour une seule défaite face à Agde (0-1).

Une préparation pourtant particulière puisque le club pensait initialement évoluer en N2 avant d’être repêché dix jours plus tard à l’échelon supérieur après les bouleversements de l’intersaison.

Un changement qui a directement influencé son recrutement. Le staff catalan a dû revoir ses plans, passant d’une recherche de bons éléments de N2 ou N3 à des joueurs davantage expérimentés pour tenter de pérenniser le club à ce niveau.

Le discours est clair avant la réception des Crocos : « Ce n’est plus de la préparation. On est là pour prendre des points. Une fois passé le plaisir de recevoir Nîmes et de jouer à ce niveau, on est entièrement dans la compétition. »

Face aux individualités nîmoises et à des joueurs ayant connu le monde professionnel, Canet veut répondre par « l’idée de groupe, l’osmose et le bloc équipe ». Son entraîneur appelle ses joueurs à aborder cette rencontre « comme un match de Coupe de France », avec « du cœur et de la générosité ».

« Une équipe qui s’habitue à gagner est redoutable »

Le message n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd côté nîmois. Helder Esteves refuse même d’employer le terme de « promu ».

« J’ai été promu et je n’ai jamais été en dessous des autres. Canet, c’est l’esprit catalan : ça ne lâche rien. C’est une équipe vaillante, qui a fait de très bons matches amicaux et qui possède des particularités intéressantes dans son jeu. »

Pour l’entraîneur gardois, la dynamique de la saison précédente rend même l’adversaire particulièrement dangereux : « Une équipe qui s’habitue à gagner, même dans un championnat inférieur, installe de la confiance. Peu importe l’adversaire, elle peut devenir redoutable. »

Nîmes devra également composer sans Isma Dramé, qui ne s’est pas entraîné de la semaine et ne figurera pas dans le groupe. Seize joueurs seulement seront inscrits sur la feuille de match.

Cette rencontre sera par ailleurs seulement la quatrième confrontation officielle entre les deux formations. En 1956, Nîmes s’était imposé 2-0 en Coupe de France. Lors de la saison 1994-1995 en deuxième division, chacune des deux équipes avait gagné 2-0 à domicile. Plus de trente ans plus tard, les deux clubs vont donc se retrouver avec, dès la première journée, trois points particulièrement convoités.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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