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Municipales 2026 à Pont-Saint-Esprit : Loïc Boiron, 23 ans, annonce sa candidature et veut “faire de la belle politique”

À un an des élections municipales, une nouvelle candidature vient bouleverser le paysage politique spiripontain. Loïc Boiron, 23 ans, a officialisé son entrée en lice avec un message fort : celui d’un jeune homme qui veut croire encore en une politique sincère, utile et tournée vers l’humain. “Faire de la belle politique”, voilà son cap.

Un engagement de longue date à Pont-Saint-Esprit

S’il est jeune, Loïc Boiron n’est pas un inconnu à Pont-Saint-Esprit. Installé dans la commune depuis l’âge de 9 ans, il y a fait son service civique au pôle solidarité de la mairie, a été candidat aux municipales de 2024, aux côtés de Claire Lapeyronie et cofondateur de l’association Pensons Pont, qu’il a récemment quittée pour garantir son indépendance dans cette nouvelle aventure électorale.

“Je crois profondément en l’échange démocratique”, explique-t-il. “Mais une tête de liste doit se mettre en retrait d’un bureau associatif pour préserver l’impartialité de celui-ci. Je reste simple adhérent, car le débat d’idées est précieux.”

Une candidature “hors des clous”

Dans un long communiqué à la fois personnel et engagé, Loïc Boiron assume sa position d’outsider. Il revendique sa jeunesse, son inexpérience relative et sa volonté de “changer les règles du jeu” politique. “On va me traiter de naïf, dire que je suis trop jeune… Mais vous trouvez que tout est parfait ou qu’on peut faire mieux ? Vous êtes prêts à miser sur un jeune qui veut vraiment se battre pour vous ?”

Il confie vouloir incarner une autre vision du pouvoir local : un maire “qui ne prendra pas les gens en difficulté de haut” et “ne baissera pas les yeux devant quelqu’un d’influent”, mais “fera ce qui est juste”.

Une campagne ouverte et participative

“Je vais aller à votre rencontre. Venez me parler. On va voir ce qu’on peut faire.” Ce sont les mots d’un candidat qui veut construire son programme avec les habitants, autour de priorités qu’il estime déjà claires : démocratie locale, santé, sécurité, écologie, tourisme, attractivité, alimentation, fleuve Rhône et même “bonheur”.

“Ce programme est audacieux mais pas impossible. Il a été validé avec mon équipe, composée de personnes sincères, non avides de pouvoir. Mais il est surtout ouvert aux propositions. Tous les Spiripontains sont invités à l’enrichir.”

Pour garder le lien avec la population, Loïc Boiron a lancé une page Facebook intitulée Pont-Saint-Esprit Tous Héros et propose de le contacter par mail (psetousheros@gmail.com) pour toute idée, échange ou proposition.

Un parcours atypique et multidisciplinaire

Né en 2002 à Alès, passé par Barjac et Saint-André-de-Roquepertuis, Loïc Boiron a obtenu son bac en candidat libre avec des spécialités en science politique, philosophie et théâtre. Passionné d’écriture, il a déjà publié un recueil de réflexions autoédité et prépare deux autres ouvrages – un essai sur l’héroïsme et un roman de fantasy.

Il s’est également investi dans le monde du cinéma et de l’audiovisuel, avec une quinzaine de projets à son actif, et a suivi une formation de chroniqueur avec des figures connues des médias parisiens. Il a même remporté un concours de meilleur chroniqueur à Paris.

“Si j’aide ne serait-ce qu’une personne, j’aurai réussi quelque chose de bien”

Lucide sur ses chances face aux appareils politiques installés, Loïc Boiron ne cache pas ses ambitions mais relativise l’issue : “Gagner serait formidable, mais si j’aide ne serait-ce qu’une personne pendant cette campagne, j’aurai déjà réussi quelque chose de bien.”

À ceux qui lui opposent l’absence de réseau ou le cynisme du monde politique, il répond : “Le réseau, ça se crée avec vous tous, pas juste avec quelques-uns. Et les requins… vous voulez voter pour des requins, vous ?”

Inspiré par des figures jeunes comme Inoxtag ou Léon Marchand, il veut démontrer que la jeunesse peut aussi être un levier d’action publique. “On peut faire tellement quand on est motivé ! Alors pourquoi pas de la politique ?”

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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