Pont-Saint-Esprit : cap sur le renouveau urbain et la modernisation des équipements publics

Ce jeudi 15 mai, la commune a présenté une série d’investissements ambitieux pour les années à venir, à l’occasion de la soirée des investissements organisée par Grisbi, Le Collectif et l’Agglomération du Gard rhodanien. C’est Karine Bommenel, adjointe aux finances, qui a exposé les projets structurants que Pont-Saint-Esprit entend mener à bien pour améliorer la qualité de vie, renforcer les services publics et valoriser le patrimoine urbain.
Le projet majeur est celui de l’îlot Hôtel-Dieu, avec la création de voiries douces et d’un parc à l’intérieur de l’îlot. Il s’agit de transformer un espace en profondeur par des travaux de démolition, désamiantage, aménagements verts et installation de mobilier urbain. Le coût total est estimé à 2 175 000 € HT, pour des travaux échelonnés sur 2026 et 2027.
Autre chantier de grande ampleur : l’élargissement de la rue des Capucins, qui inclura la création de stationnements et d’une voie douce. Ce programme, estimé à 1 290 365 € HT, s’étendra sur la période 2025/2026.
La commune mise également sur la revitalisation du centre ancien avec un marché de suivi et d’animation de l’OPAH-RU (Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat – Renouvellement Urbain), d’un montant de 400 000 € HT sur 4 ans, prévu entre 2026 et 2030. Karine Bommenel a notamment invité les entreprises labellisées RGE à se manifester auprès du bureau de l’urbanisme de la commune, permettant aux habitants intéressés par ces rénovations de prétendre aux aides de l’état liées à l’embauche d’une entreprise qualifiée RGE.
Le patrimoine n’est pas en reste : une mission de maîtrise d’œuvre pour la restauration du prieuré Saint-Pierre, monument classé, sera lancée en septembre 2025, avec la réalisation d’un diagnostic complet en préalable à une restauration future. « Les travaux seront importants et partagés en plusieurs tranches sur plusieurs d’années, il faut refaire le fronton, deux façades et l’intérieur de l’édifice », a indiqué Karine Bommenel.
D’autres projets sont orientés vers l’optimisation des équipements communaux :
- Un marché de fournitures électriques pour le centre technique municipal (250 000 € HT sur 4 ans) ;
- L’acquisition de véhicules et matériels roulants (tractopelle, tondeuse, benne, véhicule de police…) pour 200 000 € HT ;
- Un nouveau système de vidéoprotection, étendu et maintenu jusqu’en 2029, pour 220 000 € HT.
Enfin, deux projets portent une forte dimension sociale et préventive :
- La mise en accessibilité de l’hôtel de ville, qui modernisera l’accueil et garantira un accès pour tous ;
- Et l’aménagement du centre de la caserne accueillant la police municipale, avec un accueil PMR, des vestiaires femmes, une salle de réunion et des bureaux, pour un montant estimé à 230 000 € HT.
Un dernier chantier, plus technique mais fondamental, viendra caractériser l’aléa ruissellement, dans le but de proposer des mesures de protection à intégrer aux documents d’urbanisme. Cette étude est chiffrée à 100 000 € HT.



