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Bagnols-sur-Cèze : la crèche « Petits Pas » inaugurée dans les anciens locaux Montessori

Ce mardi 24 juin, la nouvelle crèche intercommunale Petits Pas a été officiellement inaugurée à Bagnols-sur-Cèze, en présence de nombreux élus et représentants institutionnels. Une ouverture qui marque la fin d’un long chemin et le début d’une nouvelle aventure pour les enfants du territoire.

« Ce lieu a une histoire », a rappelé le maire de Bagnols-sur-Cèze, Jean-Yves Chapelet. « Tout a commencé avec la fermeture de l’école Montessori, où il ne restait plus que deux classes. La décision de libérer les lieux, prise avec l’Éducation nationale, a permis d’offrir à l’agglomération du Gard rhodanien une solution pérenne pour reloger la crèche Petits Pas, jusque-là accueillie dans des Algeco à cause de la fermeture de l’établissement de Sabran, en proie à des fuites régulières. »
Un partenariat avec l’agglomération s’est rapidement noué. Et les habitants, selon le maire, sont aujourd’hui « heureux de ce nouvel espace d’accueil pour les plus jeunes ».

Une montée en capacité progressive

Pour Bernard Julier, vice-président de l’agglomération du Gard rhodanien en charge de la petite enfance, cette inauguration a une résonance toute particulière :

« Depuis 2014, je suis en charge de ce secteur. À mon arrivée, j’ai visité toutes les structures, notamment la crèche Petits Pas, la plus petite du territoire, située à Colombier, hameau de Sabran, avec seulement 16 enfants accueillis. »
Lors de la fermeture du site de Sabran, il fallait trouver un bâtiment municipal, non inondable, et constructible. Des bâtiments modulaires ont été utilisés en attendant les travaux de réhabilitation des anciens locaux Montessori à Bagnols.

Une salle spécialement conçue pour l’expression manuelle des enfants

Aujourd’hui, 30 enfants sont accueillis dans cette nouvelle crèche. Ils seront 40 à la rentrée de septembre 2025, puis 50 en 2026.

Un projet structurant, soutenu par la CAF et l’État

La vice-présidene de la CAF du Gard a salué « l’aboutissement d’un projet structurant », résultat d’une « feuille de route conjointe régie par la convention liant la CAF du Gard à l’agglomération du Gard rhodanien ».

« Il s’agit d’un service de proximité que la CAF a soutenu à hauteur de 810 000 € », a-t-elle précisé, soulignant l’ambition, la cohérence et le respect des besoins des tout-petits dans cette démarche.

Des regrets à Sabran, mais un engagement départemental

Sylvie Nicolle, conseillère départementale et maire de Sabran, a exprimé avec émotion son regret de voir la crèche quitter sa commune.

« Le cœur est un peu lourd, mais je tiens à souligner le rôle essentiel du Département, et de sa présidente Françoise Laurent-Perrigot, qui délivre les agréments pour les structures d’accueil de la petite enfance. »

Une stratégie territoriale à long terme

Pour Jean-Christian Rey, président de l’Agglomération, ce projet s’inscrit dans une stratégie globale :

« Les bâtiments modulaires ont beaucoup servi, notamment à Pont-Saint-Esprit pour les crèches Thomé et Petits Pas. D’autres projets arrivent : la création d’une crèche à Tavel et la rénovation de celle de Laudun. »
Il a rappelé que l’Agglomération a fait le choix d’un encadrement qualifié :
« Ce sont des professionnels diplômés qui assurent l’accueil, c’est le pilier numéro un de notre politique petite enfance. »

Au total, le coût du projet s’élève à 2 100 000 €, financé à hauteur de :

  • 100 000 € par la Région,
  • 348 000 € par des fonds européens,
  • 414 000 € par l’État,
  • 810 000 € par la CAF,
    laissant un reste à charge de 440 000 € pour l’Agglomération.

Une politique soutenue par l’État

Présent à l’inauguration, Yann Gérard, secrétaire général de la préfecture et sous-préfet de l’arrondissement de Nîmes, a salué un projet « mûri sur plusieurs années ».

« Le chemin est long entre l’idée et sa réalisation. Mais vu le résultat, ça valait le coup. L’État a souhaité accompagner cette rénovation, plutôt que de favoriser de nouvelles constructions, via plusieurs tranches de subventions. »
Et de conclure en citant La Rochefoucauld :
« L’enfance est une tige fragile qui a besoin d’appui. »

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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