Gard : des voitures-radar conduites par des opérateurs privés bientôt sur nos routes

À partir de cet été, les routes du Gard verront circuler de nouvelles voitures-radar à conduite externalisée. Ce dispositif, déjà expérimenté dans plusieurs régions depuis 2018, entre dans une nouvelle phase avec son déploiement en Occitanie.
Dans le Gard, trois véhicules équipés de radars embarqués circuleront bientôt sur 23 itinéraires prédéfinis, représentant 1 222 kilomètres, majoritairement des routes départementales. Objectif : lutter contre les excès de vitesse, première cause d’accidents mortels sur les routes françaises.
En 2024, la France métropolitaine a enregistré 51 000 accidents corporels, ayant causé 3 190 décès et près de 16 000 blessés graves. Le Gard, à lui seul, a déploré 63 tués et 263 blessés graves. Dans 30 % des cas, la vitesse était en cause.
Ces voitures-radar seront conduites par des agents d’une société privée sélectionnée par l’État. Leur mission : parcourir des trajets définis par la préfecture selon trois critères – le trafic, l’accidentalité et les excès de vitesse constatés. À noter que la rémunération de l’entreprise ne dépendra pas du nombre d’infractions relevées, mais uniquement du nombre de kilomètres contrôlés. Le contrôle est entièrement automatisé et les véhicules restent la propriété de l’État.
Les voitures circuleront de jour comme de nuit, en semaine et le week-end, tout au long de l’année. Les fréquences, horaires et zones de contrôle seront établis chaque mois par la cellule sécurité routière.
Avant leur mise en service prévue le 16 août, une phase de repérage est lancée à partir du 4 juin pour une durée de deux mois. Durant cette période, aucun procès-verbal ne sera dressé : les véhicules circuleront à vide pour cartographier les panneaux de limitation de vitesse.
Côté technique, la marge de tolérance appliquée sera de 10 km/h pour les vitesses inférieures à 100 km/h et de 10 % au-delà – une marge plus élevée que celle des radars fixes.
Avec ce dispositif, les autorités espèrent faire baisser la vitesse sur les routes les plus accidentogènes du département. Une mesure de sécurité routière qui, malgré la discrétion de son application, pourrait bien faire ralentir plus d’un automobiliste.



