Nîmes Olympique : avec le départ de Rani Assaf, une course contre la montre est lancée pour sauver le club

Rani Assaf tourne la page. Le président de la SASP Nîmes Olympique, très contesté ces dernières années, est désormais « prêt à résilier la convention qui liait la section professionnelle à l’association du club », c’est ce qu’indique Yannick Liron dans un appel au mécénat. Une décision qui ouvre la voie à un changement de gouvernance et à une nouvelle dynamique, portée par le président de l’association Yannick Liron, avec le soutien actif du collectif “Sauvons le Nîmes Olympique”, rencontre avec son fondateur Corentin Carpentier. Mais l’urgence est totale.
« Depuis une semaine, Yannick Liron a officiellement appris que Rani Assaf était disposé à rompre la convention liant la SASP au Nîmes Olympique associatif. Cela signifie que le numéro d’affiliation, clé de l’exploitation du nom et de l’héritage du club, pourrait revenir à l’association », introduit Corentin Carpentier.
Un budget d’urgence de 1,5 M€ à présenter à la DNCG
Dans cette situation de transition, c’est désormais Yannick Liron qui doit assumer la responsabilité de présenter un budget viable à la DNCG. Un premier report a été accepté. “On espère pouvoir encore gagner une semaine de plus”, indique Corentin Carpentier. Objectif : finaliser un plan de financement de 1,5 million d’euros, seul moyen d’assurer la continuité du club à court terme, et d’éviter un dépôt de bilan.
Des négociations cruciales avec la Ville de Nîmes
Parallèlement, des discussions avancées sont en cours avec la Ville de Nîmes concernant le sort des infrastructures. La Bastide, centre d’entraînement historique, et le stade des Antonins, tous deux propriétés de Rani Assaf, pourraient faire l’objet d’un bail de location entre la Ville et le futur ex-président du Nimes Olympique. “La Ville mettrait les équipements à disposition de l’association le temps d’évaluer leur valeur, dans la perspective d’un rachat”, explique Corentin Carpentier, qui insiste : “La Bastide, c’est un lieu vital pour l’identité et le fonctionnement du club.”
Un soutien institutionnel attendu
Le Conseil départemental du Gard a promis, par la voix de son vice-président aux sports, Vincent Bouget, un soutien autour de 100 000 euros (contre les 40 000 euros actuels). Des démarches sont en cours auprès de la Ville de Nîmes et de Nîmes Métropole, qui ont déjà fait des efforts financiers ces dernières années. “On espère qu’ils seront encore au rendez-vous, mais ils font déjà beaucoup sur la question des infrastructures. La Région Occitanie a également été sollicitée.”
Le retour des partenaires, des ambassadeurs et du “club des 100”
Pour renforcer les recettes, une campagne de billetterie a été budgétée, avec un objectif prévisionnel de 1 500 abonnés et une moyenne de 3 000 spectateurs par match. “On relance le Club des 100, qui regroupe partenaires et entrepreneurs locaux. Beaucoup sont prêts à revenir dès que le club est libéré de l’ère Assaf”, confie le président du collectif. Des ambassadeurs du Nîmes Olympique (anciens joueurs, figures locales) ont également commencé à s’engager dans le projet.
“On a 24 heures pour sauver le club”
Alors qu’un second report devant la DNCG est à l’étude, l’équipe mobilisée autour de Yannick Liron sait que chaque jour compte. “Si on n’obtient pas de délai supplémentaire, il faudra sauver le club dans les 24 prochaines heures. C’est maintenant que ça se joue. Maintenant que Rani Assaf tourne la page, c’est à tous les passionnés d’écrire la suite de l’histoire.”
En coulisses, on prépare déjà la saison 2025-2026. Mais avant cela, c’est l’avenir immédiat du Nîmes Olympique qui se joue. Une bataille financière et humaine pour sauver un monument du football gardois.



