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Remake des Jeux paralympiques à Méjannes-le-Clap : les meilleurs paracyclistes français et internationaux en lice ce week-end

Le Centre sportif départemental du Gard à Méjannes-le-Clap accueille ce week-end (du 13 au 15 juin 2025) le championnat de France de cyclisme handisport. Organisé par l’association CAP30, présidée par Yann Lequeux, cet événement national est aussi la 3e édition du Handi Gard Classic, inscrite au calendrier international UCI et fédéral FFH/FFC.

Sur les 157 participants engagés, près de 130 sont français. Mais l’épreuve attire également au-delà de l’Hexagone, avec des concurrents venus d’Allemagne, de Suisse ou encore d’Australie. Un plateau digne des Jeux paralympiques, un an après les Jeux de Paris 2024, et qui transforme le petit village gardois en capitale nationale du paracyclisme le temps d’un week-end.

Trois jours de courses au sommet

La compétition s’organise autour de trois grands formats :

  • Vendredi 13 juin après-midi : relais handbike à 3 et contre-la-montre par équipes,
  • Samedi 14 juin : course en ligne avec des départs dès 9h30 sur un parcours exigeant,
  • Dimanche 15 juin : contre-la-montre individuel et course promotionnelle en tricycle couché.

Chaque course propose un parcours de 17 à 22 km selon les catégories, avec entre 700 et 800 mètres de dénivelé. « Chaque montée, chaque virage est un défi à relever », soulignent les organisateurs.

Au-delà du spectacle sportif, le comité handisport a prévu des animations pour petits et grands sur le village de départ et d’arrivée, et la buvette est tenue par l’amicale des sapeurs-pompiers.

Une organisation au cordeau… mais sous tension

Le responsable de la sécurité Bernard Dourdil rappelle toutefois les difficultés de sécurisation d’une telle épreuve : « On organise une course sur route ouverte à la circulation avec une bulle fermée autour des coureurs. Nos signaleurs peuvent interrompre temporairement la circulation, mais n’ont aucun pouvoir de police. Si un automobiliste force le passage, on est obligés de le laisser passer. Cela met en danger les coureurs… mais aussi les conducteurs qui peuvent se retrouver au milieu de la course sans comprendre ce qui se passe. »

Une trentaine de signaleurs sont mobilisés chaque jour, notamment sur les carrefours identifiés comme dangereux.

Un projet fédérateur pour le paracyclisme dans le sud

Pour Yann Lequeux, président de CAP30, cette compétition dépasse le cadre du sport : « Il n’y a plus de courses handisport au sud de Lyon. Dans le Gard, on ne compte que deux clubs de paracyclisme : Pont-Saint-Esprit et le nôtre, à Méjannes-le-Clap. Notre objectif, avec CAP30, est de fédérer un réseau, de créer une dynamique, de prouver que dans le sud, on peut organiser des compétitions de haut niveau. »

Le soutien du Conseil départemental du Gard est ici essentiel. Partenaire depuis la première édition, le Département a engagé depuis 2021 une profonde rénovation de son Centre sportif à Méjannes-le-Clap. Doté de 24 km de boucles paracyclables, de logements accessibles mais aussi de halls multisports, le site a été pensé pour l’accueil des sportifs en situation de handicap dans la perspective des JO 2024.

Un coût d’organisation de 100 000 euros

Organiser un championnat de cette ampleur a un coût : environ 100 000 €, dont 25 000 € sont financés par le Conseil départemental du Gard, 6 000 € par la Région Occitanie, 1 000 € par la commune de Méjannes-le-Clap et 1 000 € par la communauté de communes Cèze-Cévennes. Le reste repose sur CAP30 et ses bénévoles.

Thierry Maupin, représentant de la Fédération française de cyclisme pour le handisport, rappelle que « le paracyclisme progresse avec 12 % d’adhérents en plus cette année, mais on ne compte encore que 450 clubs pour 2 500 licenciés en France. » Le Handi Gard Classic, épreuve inscrite au circuit Coupe de France, joue donc un rôle clé dans la promotion de la discipline.

Et pour les spectateurs, ce sera une occasion unique d’applaudir quelques-uns des plus grands champions nationaux du paracyclisme… à domicile.

Le programme :

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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