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CARNET DE BORD – ÉPISODE 3 Alexandre Delettre approche de ses routes d’entraînement

Avec Alexandre Delettre Team Total Energie

Après deux semaines intenses de course, Alexandre Delettre profite aujourd’hui de la dernière journée de repos du Tour de France 2025. Le coureur de la Team TotalEnergies est chez lui, ou presque : Montpellier, Uzès, le Ventoux… des noms familiers qui résonnent avec ses sorties d’entraînement. Mais pas question de lever le pied : le Tour entre dans sa phase finale, et le rythme ne faiblit pas.

Un rôle d’équipier au service de Jordan Jegat

Depuis quelques étapes, Alexandre a changé de braquet. Sa mission est claire : protéger son coéquipier Jordan Jegat, impressionnant depuis le départ, et désormais aux portes du Top 10 au classement général.

« L’objectif est de gérer sa position au général, de l’aider dans les moments clés. Dans le peloton, c’est très tendu, tout le monde roule à fond. Avant-hier, on arrivait à Carcassonne, au pied du dernier col. Il a fallu l’emmener jusque-là dans les meilleures conditions. Ensuite, c’est lui qui a fait le saut pour aller chercher le groupe de Pogacar. Il a un très grand niveau cette année, c’est dur de l’accompagner en haute montagne. Dans les cols, le travail final se fait à la jambe. »

Un regard vers l’avant : trouver sa chance

Malgré ce rôle important, Alexandre garde un œil sur les opportunités personnelles :

« J’espère qu’une fenêtre de tir va s’ouvrir, pourquoi pas aller chercher un résultat sur une étape. Demain, on passe à Uzès, près de chez moi, sur mes routes d’entraînement. J’espère pouvoir être à l’avant. Je sais que j’aurai des proches sur le bord de la route, que ce soit à Uzès ou sur le Ventoux. »

Plusieurs étapes font envie :

« Celle de Pontarlier peut me convenir. Et mercredi, entre Bollène et Valence, sur le papier c’est pour les sprinteurs, mais une échappée peut avoir sa chance. Ce que j’ai appris sur mon premier Tour, c’est que rien n’est jamais acquis. Il faut toujours y croire. »

Une journée de repos, pas si reposante

La journée de repos à Montpellier est tout de même l’occasion de souffler un peu :

« On se lève plus tard que d’habitude, on prend le temps de déjeuner au camion nutrition de l’équipe, ça permet de sortir de l’hôtel, de prendre le petit-déj à son rythme. Ensuite, on fait une sortie d’une heure, une heure quinze avec un peu d’intensité pour garder le corps en éveil. »

Et l’après-midi ?

« Il y a des échanges avec la presse, mais aussi un peu de détente. Là, on a la chance d’avoir un golf juste à côté de l’hôtel. Et surtout, j’ai ma famille ici, donc je vais en profiter pour passer du temps avec ma copine. »

Des moments précieux et des souvenirs qui restent

Dans ce Tour à cent à l’heure, difficile de tout mémoriser, mais certaines images restent.

« Ce n’est pas toujours facile de garder des souvenirs, tellement ça va vite. Mais sur le contre-la-montre de Peyragudes, mon objectif c’était juste d’être dans les délais. Je ne me suis pas mis dans le rouge, j’ai pu profiter. Il y avait un virage vendéen dédié à l’équipe, même si je ne suis pas Vendéen, ça faisait chaud au cœur de voir le soutien. Le directeur sportif me disait dans l’oreillette de profiter, et il avait raison. »

« Jean-René Bernaudeau dit souvent : le plus dur, c’est de ne pas être sur le Tour. Moi, j’ai cette chance, et je la mesure à chaque étape. Je croise des visages familiers, j’entends mon nom crié sur les bords de route… ça me donne des forces. »

« Sur l’ascension du mythique Tour Malet, j’étais avec Alaphilippe et Van der Poel. Ce jour-là, j’étais pas au top physiquement, mais la présence de ma copine au sommet m’a aidé à aller au bout. J’espère que ce sera aussi le cas demain. »

Prochain épisode : lundi 28 juillet, au lendemain de l’arrivée du Tour de France 2025 sur les Champs-Élysées à Paris. Une dernière étape, un dernier carnet, pour refermer cette aventure unique.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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