Les conseillers municipaux retirent le poste d’adjoint à la culture à Michel Cegielski

Ce mardi 8 juillet, les conseillers municipaux de Bagnols-sur-Cèze étaient appelés à voter lors d’un conseil municipal extraordinaire sur le maintien ou le retrait du poste de troisième adjoint occupé par Michel Cegielski, jusque-là en charge de la culture, de la promotion des arts et du jumelage.
La séance a débuté par la lecture de la première délibération, rappelant que Michel Cegielski s’était vu retirer ses délégations par arrêté municipal en date du 28 juin. Il appartenait donc au conseil municipal de se prononcer sur le maintien de son statut d’adjoint.
Le vote, organisé à main levée, a entériné son retrait du poste de troisième adjoint.
Avant le scrutin, Jérôme Jackel a pris la parole pour saluer « la transparence et les interrogations légitimes » exprimées par Michel Cegielski, en référence à son opposition récente lors du vote sur les comptes administratifs et de gestion. Il a aussi souligné sa fidélité au sein de l’équipe municipale, lui qui fut adjoint depuis 2008, d’abord aux finances, puis aux sports, et enfin à la culture.
Michel Cegielski a lui aussi pris la parole : « si c’est le prix à payer, je ne regrette ni les mots ni la position », a-t-il déclaré.
Trois élus se sont abstenus lors du vote : les deux élus d’opposition présents, Jérôme Jackel et Guillaume Sanchez, ainsi que Michèle Fond-Thurial, deuxième adjointe.
Raymond Masse a été élu nouveau troisième adjoint avec 23 voix.

Avant de lui remettre son écharpe, Jean-Yves Chapelet a rendu hommage à son parcours : « C’est un signe de respect envers celui qui marche chaque jour dans Bagnols, comme si c’était une mission. Celui qui va plus doucement, mais va plus loin. Je veux te dire merci d’être là depuis le début, déjà troisième adjoint en 2008. »
En fin de séance, le maire a adressé un discours personnel à Michel Cegielski :
« Il m’est cher de demeurer fidèle en amitié, quelles que soient les épreuves de la vie ou de la politique.
Tu disais : il ne faut pas écouter les murmures de la ville, ils sont faux. C’est vrai, mais tu les as écoutés et adoptés en silence.
Nous sommes, toi et moi, à un âge de raison. Nos chemins se sont croisés pendant des décennies.
Tu n’étais pas un passager, tu étais aux commandes. Tu as élaboré des budgets, tu as été acteur.
On ne peut pas bénéficier du navire et ensuite dire qu’on n’en a jamais fait partie. Voter contre, c’était déjà partir un peu. Là, on officialise.
Tu parles d’indépendance et de parole libre. L’indépendance ne donne pas de délégation. Une délégation, ça oblige. On ne garde pas quelqu’un qui vote comme l’opposition.
Ceux qui prennent leurs responsabilités portent seuls le poids. Tu as pris une route. Elle t’appartient.
Tu ne peux pas feindre l’étonnement. Le conseil municipal n’est pas une pièce de théâtre. Quand on joue contre la pièce, on quitte le rôle. »



