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Pose de la première pierre de l’extension des Urgences de l’hôpital de Bagnols-sur-Cèze

Un projet d’envergure pour répondre aux besoins croissants du territoire

Ce mardi 29 juillet, l’hôpital de Bagnols-sur-Cèze a franchi une étape importante avec la pose de la première pierre de l’extension de son service des Urgences. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de personnalités de premier plan : Didier Jaffre, directeur régional de l’ARS Occitanie, Jean Philippe Sajus, directeur de l’hôpital, Jean-Yves Chapelet, maire de Bagnols-sur-Cèze, et Jean-Christian Rey, président de l’agglomération du Gard Rhodanien.

Un suivi régulier des projets hospitaliers

Lors de son introduction, le directeur du centre hospitalier, Jean Philippe Sajus, a souligné que cette cérémonie intervenait 24 mois après la première visite de Didier Jaffre. Cette seconde venue permet de faire le point sur l’état d’avancement des projets lancés, notamment la récente mise en service d’un troisième scanner, l’extension des urgences et la réorganisation du service d’hospitalisation de jour.

Didier Jaffre a exprimé sa satisfaction de constater que les engagements pris lors des réunions se concrétisent, avec un calendrier prévoyant la fin des travaux des urgences pour novembre 2026.

Une réponse aux défis démographiques et saisonniers

Face à une activité en constante augmentation, il devient essentiel de disposer d’un outil adapté tant pour les professionnels de santé que pour les patients toujours plus nombreux. Cette montée en charge s’explique notamment par les périodes de forte chaleur et l’afflux massif de touristes sur le territoire du Gard rhodanien.

Pour faire face aux tensions parfois vives dans les services d’urgences, une équipe territoriale des urgences a été mise en place en collaboration avec le CHU de Nîmes Carémeau et l’hôpital d’Alès. L’objectif est clair : recruter un maximum de personnel. “Nous avons besoin de bras et il est important de mettre toutes nos chances de notre côté. Nous avons besoin de solidarité car un service en difficulté a des répercussions sur tout le reste d’un hôpital”, souligne la direction de l’ARS Occitanie.

Clarification sur la régulation d’accès

Il convient de distinguer les périodes de régulation de l’accès aux urgences, où la prise en charge nécessite de passer par le médecin traitant ou le SAMU 15, de la fermeture pure et simple des urgences, ce qui n’est pas le cas à Bagnols-sur-Cèze.

Avant de se rendre aux urgences, il est recommandé d’appeler son médecin traitant ou, à défaut, le 15. Cet appel suffit dans de nombreux cas à résoudre la problématique. Le passage aux urgences ne doit se faire que si cela est vital, et la pédagogie reste importante. Dans cette optique, l’ARS a mis en place une campagne “Bon été, bon réflexe”, rappelant les gestes essentiels comme éviter l’exposition à la chaleur, fermer les volets lors de canicule, et passer par la régulation avant de se rendre aux urgences.

Un investissement conséquent de 6 millions d’euros

L’extension de 597 m² qui viendra s’ajouter aux 1 000 m² existants représente un investissement de 6 millions d’euros, pris en charge à hauteur de 4,3 millions d’euros par l’ARS. La réhabilitation et la modification du service d’hospitalisation de jour en médecine coûtent 700 000 euros, financés à 100 % par l’ARS. Enfin, le nouveau scanner, le troisième installé du côté de l’avenue Vincent Auriol, représente un coût de 850 000 euros, financé à hauteur de 600 000 euros par un emprunt.

L’hôpital de Bagnols-sur-Cèze dispose désormais de trois scanners et deux IRM. Un troisième IRM fera l’objet d’une demande prochainement, selon le directeur Jean Philippe Sajus.

Un rattrapage en matière d’équipement d’imagerie

Vue du projet par le cabinet d’architecture BBG Architectes

Didier Jaffre a rappelé que l’agglomération du Gard rhodanien bénéficie d’un taux d’équipement en imagerie exceptionnel, permettant un diagnostic et une prévention avancés. Cette situation est cruciale quand on sait que plus de 50 % des personnes renoncent à leurs soins d’imagerie lorsque l’équipement nécessaire est trop éloigné de leur domicile. 70 à 80 IRM ont été ouvertes à travers la région, permettant de rattraper le retard pris. La région Occitanie, qui avait un taux d’équipement en imagerie équivalent à celui des départements d’outre-mer, revient progressivement à la hauteur de la moyenne nationale.

Le soutien du Ségur de la santé

Ces mesures ont été rendues possibles par le Ségur de la santé, dont la première tranche a permis de dégager 600 millions d’euros d’aide de la part de l’État. Ce soutien s’avère crucial quand on sait que 50 000 habitants arrivent dans le Gard chaque année, soit 500 000 nouveaux habitants sur la période 2010-2030, qu’il faut savoir accueillir.

Pour répondre à ces défis, Didier Jaffre met en avant le dispositif des docteurs juniors qui s’installent dans les territoires pour leur dernière année d’internat, que ce soit en urgentiste ou en médecin généraliste, et qui ensuite s’installent pour exercer leur profession là où ils se sont formés. Cette solution pourrait renforcer les urgences de Bagnols, avec leurs deux lignes fonctionnant 24h/24 et la ligne SMUR des urgences de 9h à 21h.

L’objectif de Didier Jaffre est clair : avoir un docteur junior à l’hôpital de Bagnols d’ici novembre prochain, en lien avec le groupement hospitalier territorial avec Nîmes et Alès, sans oublier le rôle de chef de clinique financé avec l’aide de la région Occitanie.

Des défis organisationnels à relever

Didier Jaffre directeur de l’ARS Occitanie aux côtés de Jean Yves Chapelet

Les urgences de Bagnols enregistrent 28 000 passages par an, contre 31 500 pendant la pandémie de COVID-19. Jean Philippe Sajus précise qu’on se prépare à un rebond lors de l’arrivée des nouveaux locaux. Face à la problématique du temps d’attente des patients de 6 à 7 heures, deux infirmières de parcours ont été mises en place pour aider à la régulation entre les urgences et les services de médecine interne.

La durée moyenne de séjour à l’hôpital de Bagnols est de 17 à 19 jours contre une dizaine de jours ailleurs. “Il y a un vrai travail d’organisation à faire là-dessus, ce n’est pas normal d’attendre 7 à 8 heures aux urgences”, souligne la direction. Autre point noir sur lequel travaillent l’hôpital et l’ARS : les transports sanitaires, car peu d’ambulanciers sont disponibles, ce qui oblige parfois les familles à intervenir elles-mêmes.

Un calendrier de travaux en trois tranches

L’extension des urgences se déroule selon un calendrier précis. La première tranche s’achèvera en janvier 2026 avec la construction d’un nouveau bâtiment de 597 m² et la réhabilitation de 250 m², permettant de passer de 1 000 à 1 597 m² pour les urgences. La deuxième tranche, qui débutera en janvier 2026, vise à rénover l’accueil, le sas pour les ambulances et les salles d’attente. Enfin, la troisième tranche, qui doit s’achever en novembre 2026, concernera la rénovation des box accueillant les patients ainsi que les circuits courts au sein de l’hôpital entre les urgences, la pédiatrie et les blocs opératoires.

Cette extension des urgences de l’hôpital de Bagnols-sur-Cèze s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration de l’offre de soins sur le territoire du Gard rhodanien, répondant aux enjeux démographiques et aux besoins croissants de la population.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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