Saint-Pons-la-Calm : les places du Planas et du Revelin inaugurées par le sous-préfet Yann Gérard

C’est l’aboutissement d’un chantier de longue haleine qui a été célébré ce samedi 5 juillet à Saint-Pons-la-Calm. En présence du sous-préfet Yann Gérard, des élus locaux et des habitants, le maire Jean Roche a inauguré les nouveaux aménagements des places du Planas et du Revelin, au cœur du centre ancien, entièrement requalifié.
« Un grand plaisir — et je dirais même une vraie fierté », a lancé Jean Roche en accueillant les nombreux invités venus partager ce moment symbolique. Parmi eux : la députée Pascale Bordes, le sénateur Laurent Burgoa, le conseiller régional Fabrice Verdier, le conseiller départemental Alexandre Pissas, Bernard Ducros pour l’Agglomération du Gard rhodanien, les représentants de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers, le Père Luc Mellet, et de nombreux maires du territoire.
Une requalification primée
Cette inauguration vient conclure un vaste chantier de transformation urbaine, engagé dès 2023. Il a valu à la commune de recevoir l’une des Victoires de l’Investissement Local décernées lors du Salon des communes et intercommunalités du Gard à Alès. Cette distinction a mis en lumière la capacité d’une petite commune rurale à mener un projet d’envergure, alliant amélioration du cadre de vie, sécurité et mise en valeur patrimoniale.
Car avant d’offrir aux habitants des places réaménagées, il a d’abord fallu s’attaquer à ce que l’on ne voit pas : les réseaux souterrains. L’Agglomération du Gard rhodanien a ainsi consacré 700 000 € HT à la reprise des réseaux d’eau potable et d’assainissement, puis à la création d’un nouveau forage pour sécuriser l’alimentation du village (150 000 € supplémentaires). « Ces travaux invisibles sont pourtant essentiels. Ils préparent l’avenir », a insisté le maire.
Une transformation saluée
C’est ensuite un chantier de 460 000 € HT qui a permis de requalifier les places du Planas et du Revelin. Stationnement réorganisé, revêtement neuf, parvis de l’église entièrement refait, mur de soutènement, cheminements piétons… Tout a été repensé pour redonner au cœur de village sa convivialité et sa fonctionnalité.
« Le point de départ, c’était une situation devenue ingérable », rappelle Jean Roche. Les stationnements anarchiques et la chaussée dégradée rendaient la circulation difficile, notamment pour les camions de service public. « Les jours de mariage, il fallait poser des barrières pour éviter le chaos. »
Une mobilisation financière exemplaire
Le projet a été financé grâce à une ingénierie financière répartie sur plusieurs années et tranches. L’État a apporté 23 % du financement via la DETR (50 000 € en 2024 et une tranche équivalente attendue en 2025), le Département du Gard 27 % via le contrat territorial et les amendes de police (notamment 24 000 € en 2023, et espérés à nouveau en 2025), l’Agglomération 13 % via plusieurs fonds de concours (mobilité et aménagement), et la Région Occitanie 2,5 %. La commune, de son côté, a pris en charge 35 % du projet, soit environ 160 000 €, sans compter 85 000 € supplémentaires pour finaliser la voirie en dehors de l’emprise initiale.
Une équipe municipale saluée
Mais derrière les chiffres, Jean Roche a tenu à rappeler que le succès du projet repose avant tout sur des femmes et des hommes. Il a salué l’engagement de son équipe municipal, ainsi que celui des agents communaux, notamment Simon, « l’homme de l’ombre », et Charlotte, stagiaire, pour son efficacité redoutable dans le suivi administratif.
Les maîtres d’œuvre Guillaume Colmant et Jean-Paul Chardon (RX Ingénierie), l’entreprise Robert TP, représentée par Florent Robert, ainsi que la conductrice de travaux Marion Aigoin et le chef de chantier Victor ont également été chaleureusement remerciés pour leur rigueur. Un hommage particulier a été rendu à Jérôme Le Goff, enfant du village, pour la réalisation du parvis de l’église et du mur du Revelin.
Une fête collective
En concluant son discours, le maire a remercié les habitants pour leur patience pendant les 18 mois de travaux, sans oublier un clin d’œil à « nos deux Moniques » et à l’ensemble des bénévoles impliqués. « Aujourd’hui, je crois que chacun peut mesurer combien l’attente valait la peine. »



