Dengue et chikungunya : la circulation locale des virus se confirme en Occitanie

Entre le 1er mai et le 23 septembre 2025, l’Occitanie a enregistré plusieurs cas autochtones de dengue et de chikungunya. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance face au moustique tigre, vecteur de ces maladies tropicales.
Le moustique tigre, implanté durablement en Occitanie comme dans de nombreuses régions françaises, fait l’objet d’une surveillance renforcée chaque année de mai à novembre, période de son activité maximale. Capable de transmettre la dengue, le chikungunya ou encore le Zika, il constitue une préoccupation majeure de santé publique.
Selon le dernier point de situation de l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, 102 cas importés de chikungunya, 88 cas importés de dengue et un cas importé de Zika ont été recensés depuis le début de la saison. Mais surtout, 59 cas autochtones de chikungunya et 5 cas autochtones de dengue ont été confirmés dans plusieurs départements, témoignant d’une circulation locale active de ces virus .
Le Gard et l’Hérault particulièrement touchés
Le Gard concentre 32 cas autochtones de chikungunya, avec des foyers identifiés notamment à Poulx, Caveirac et Nîmes. Dans l’Hérault, 27 cas autochtones ont également été signalés, principalement à Castries, Mauguio et Prades-le-Lez.
Pour la dengue, des épisodes de transmission locale ont été confirmés dans le Lot (1 cas à Lalbenque), les Pyrénées-Orientales (1 cas à Canet-en-Roussillon), l’Hérault (1 cas à Beaulieu) et la Haute-Garonne (2 cas à Fonsorbes).
Une mobilisation importante
Face à ces épisodes, 299 prospections entomologiques et 225 traitements de lutte antivectorielle ont été réalisés autour des cas signalés. Ces interventions visent à identifier la présence de moustiques tigres et à éradiquer les foyers potentiels de transmission .
Les services de l’État, l’ARS, Santé publique France et l’opérateur Altopictus coordonnent ces actions, en lien étroit avec les professionnels de santé locaux. Les riverains des zones concernées sont systématiquement informés avant toute opération de démoustication.
Des gestes simples pour limiter les risques
La lutte contre le moustique tigre repose aussi sur la mobilisation citoyenne. Les autorités rappellent quelques gestes essentiels :
- éliminer les eaux stagnantes (soucoupes, seaux, gouttières, bassins non entretenus) ;
- changer l’eau des plantes chaque semaine ou remplir les soucoupes de sable ;
- couvrir les réservoirs d’eau avec une toile ou un voile moustiquaire ;
- entretenir jardins et abords de maisons pour réduire les zones de repos des moustiques adultes.
Autres menaces : la fièvre du Nil occidental
En parallèle, cinq cas humains autochtones de virus West Nile ont été confirmés cet été en Occitanie, dont quatre dans l’Hérault et un en Haute-Garonne. Contrairement à la dengue ou au chikungunya, ce virus est transmis par les moustiques du genre Culex, endémiques en France, et non par le moustique tigre.
Une vigilance à maintenir
Alors que la saison de surveillance se poursuit jusqu’à fin novembre, l’ARS appelle à maintenir la vigilance collective. Chaque geste compte pour freiner l’implantation durable de ces maladies tropicales dans la région.



