Gard : premières semaines des voitures-radar externalisées, un bilan déjà alarmant

La préfecture du Gard a dressé un premier bilan du dispositif DEXTER, les voitures-radar à conduite externalisée déployées dans le département depuis le 22 août. En seulement dix jours de circulation, les résultats sont sans appel : 286 infractions liées à la vitesse ont été enregistrées.
Trois véhicules en service
Trois voitures banalisées, équipées de radars mobiles embarqués, sillonnent jour et nuit, sept jours sur sept, les routes gardoises. Elles peuvent contrôler les vitesses aussi bien des véhicules qui les dépassent que de ceux qu’elles croisent. Les itinéraires sont définis par les services du préfet, en fonction du trafic, de l’accidentalité et des excès déjà relevés par les forces de l’ordre.
Un excès de vitesse à 150 km/h
Les statistiques montrent que la majorité des infractions (63 %) concernent de « petits » excès, inférieurs ou égaux à 20 km/h au-dessus de la limite, malgré la marge technique appliquée. Plus inquiétant, 35 % des contrôles sanctionnent des excès compris entre 20 et 50 km/h. Enfin, six conducteurs (2 %) ont été pris à plus de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, dont un automobiliste flashé à 150 km/h sur une départementale limitée à 80 km/h.
La préfecture rappelle que tout excès entraîne contravention et retrait de points, et qu’au-delà de 30 km/h, le permis peut être retiré jusqu’à trois ans.
Une accidentalité persistante
Au-delà des sanctions, les services de l’État insistent sur l’enjeu vital : 63 personnes ont perdu la vie sur les routes du Gard en 2024, soit une hausse de 12,5 % par rapport à 2023. Depuis le 1er janvier 2025, 36 décès sont déjà à déplorer. La vitesse excessive reste un facteur déclencheur ou aggravant dans 29 % des accidents mortels.
Sensibiliser pour sauver des vies
La préfecture rappelle qu’à 80 km/h, il faut 64 mètres pour s’arrêter sur chaussée sèche (96 sur sol mouillé). En roulant seulement 20 km/h plus vite, la distance grimpe à 100 mètres sur sec (150 sur mouillé).
« La sécurité routière, ce n’est pas une histoire de chiffres, c’est une histoire de vie. Elle est l’affaire de tous », conclut le communiqué.



