Saint-Nazaire : le maire Gérald Missour pousse un cri d’alarme après de nouvelles coupures d’électricité

Une nouvelle fois plongé dans le noir depuis plus de 12 heures ce jeudi, le village de Saint-Nazaire, et en particulier ses quartiers les plus peuplés situes au sud, a subi de plein fouet une panne électrique majeure. Excédé, le maire Gérald Missour a tenu à exprimer publiquement son ras-le-bol face à des dysfonctionnements qui s’accumulent depuis trop longtemps.
Des réparations provisoires qui durent
Depuis deux ans, un câble de réparation provisoire traverse les caves de plusieurs habitations, relié à un compteur laissé “ouvert aux quatre vents”. Une situation qu’il juge dangereuse : « Les enfants pourraient mettre les doigts dedans. Les caves sont accessibles parce que le câble passe par là. On a pris l’habitude de vivre avec ce bricolage, mais ça ne peut plus durer », dénonce Gérald Missour.
Malgré des interventions répétées d’Enedis, les problèmes persistent. La commune connaît de nombreuses microcoupures et coupures prolongées, fragilisant le quotidien des habitants. « Ce matin encore, à 9h30, toute la partie sud du village – le Landas, la Bioune – a été coupée. Et on nous annonce un retour à la normale pas avant demain midi », regrette-t-il.
Des pertes à répétition pour les habitants
Au-delà de l’inconfort, c’est aussi une perte économique pour les familles. Les coupures, parfois longues, entraînent la détérioration des aliments stockés dans frigos et congélateurs. « Plusieurs fois déjà, les habitants ont perdu l’intégralité de leurs ressources alimentaires », souligne le maire, sans oublier l’impact sur les appareils d’électro ménager.
Selon lui, les tentatives de repérage aérien n’ont rien donné. Le problème serait souterrain, à hauteur de Vénéjan. Le réseau secondaire ne permet pas, en l’état, d’alimenter Saint-Nazaire par une autre commune.
« Sous-traitance à outrance et retard des investissements »
Pour Gérald Missour, le constat est clair : les dysfonctionnements découlent de choix stratégiques et non d’un manque de professionnalisme des équipes locales. « Ce que l’on vit est la conséquence d’une sous-traitance à outrance et d’un renouvellement retardé. J’en veux aux politiques d’investissement de ces grands groupes, pas aux hommes de terrain qui font ce qu’ils peuvent », martèle-t-il.
Une accumulation de problèmes
Électricité, fibre, nuisances sonores… le maire décrit un climat de lassitude générale. « Les habitants en ont marre. Les maires aussi : nous sommes au même niveau qu’eux, dans le noir, devant les coupures internet, face au tapage nocturne. On nous annonce des budgets votés pour 2026, mais sur le terrain, on ne voit rien venir », insiste-t-il.
« Un cri d’alarme »
C’est chez lui, plongé dans l’obscurité, que Gérald Missour a accordé son entretien. « Cela fait des années que l’on se bat sur de nombreuses situations. Quand je pousse ce cri d’alarme, c’est que je n’ai plus le choix », conclut-il.



