Bagnols-sur-Cèze : les travaux de la future passerelle piétonne ont débuté à proximité du pont Robert-Schuman

Les travaux préparatoires à la construction de la future passerelle piétonne et cyclable (dit projet Maïa) de Bagnols-sur-Cèze ont débuté le long de la RN 580, à proximité du pont Robert-Schuman. Une étape importante d’un projet attendu, mais conduite sous haute surveillance environnementale.
Des études environnementales menées sur quatre saisons
Avant le lancement des travaux, la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) a mené plusieurs études approfondies. Comme l’a rappelé Jean-Yves Chapelet, maire de Bagnols-sur-Cèze, lors d’une conférence de presse, ces analyses ont porté sur « les quatre saisons, afin d’évaluer la présence et la diversité du milieu aquatique, terrestre et aérien ».
Ces observations ont permis d’identifier les espèces de poissons, d’insectes et d’oiseaux présents dans la zone, et d’adapter le calendrier du chantier en conséquence.
Une coupe d’arbres limitée dans le temps
Les travaux ont ainsi commencé par la coupe d’une quarantaine d’arbres, une opération strictement encadrée et volontairement restreinte dans le temps : du 6 au 15 octobre seulement. « L’objectif était d’intervenir sur une période où les oiseaux et les insectes sont les moins présents dans les arbres », a précisé le maire.
Pour compenser cette intervention, plusieurs mesures de repli ont été anticipées. La Ville a notamment prévu la plantation de nouveaux arbres, principalement des micocouliers, sur un terrain voisin situé entre le pont routier et le pont SNCF.
Des nichoirs et un dispositif pour la faune aquatique
Une soixantaine de nichoirs ont également été installés pour accueillir les oiseaux et les chauves-souris, permettant de maintenir la biodiversité locale durant toute la durée du chantier.
Concernant la faune aquatique, un système de pêche électrique a été mis en place pour déplacer temporairement les poissons vers des zones plus sûres, en amont et en aval du chantier.
Une reprise du chantier au printemps prochain
La première phase s’achèvera donc mi-octobre, avant une reprise programmée en mars prochain. Cette deuxième phase s’accompagnera d’une surveillance environnementale permanente et de mesures compensatoires afin de garantir le respect du milieu naturel.
Jean-Yves Chapelet a insisté sur ce point : « C’est un planning très contraint, mais nécessaire. La future passerelle valorisera les déplacements doux, tout en préservant la faune et la flore. Il ne faut surtout pas oublier que ce projet doit être exemplaire sur le plan environnemental. »



