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Réforme de l’accès aux études de santé : une concertation nationale pour un modèle simplifié, lisible et équitable

Le gouvernement lance une vaste concertation nationale visant à repenser l’accès aux études de santé. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont annoncé ce lundi le début de travaux destinés à simplifier et harmoniser le système actuel d’entrée dans les filières médicales, pharmaceutiques, odontologiques et maïeutiques.

Cette concertation s’inscrit dans la continuité de la loi « Organisation et Transformation du Système de Santé » (OTSS), adoptée en 2019, qui avait mis fin à la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) et au numerus clausus, remplacés par les dispositifs PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) et LAS (Licence Accès Santé).
Cette réforme visait à diversifier les profils des étudiants et à réduire les redoublements, tout en augmentant le nombre de places disponibles dans les filières de santé. En médecine, par exemple, les capacités d’accueil ont progressé de 25 % par rapport à la période antérieure à 2017.

Un dispositif jugé trop complexe

Si les effets positifs de la réforme sont reconnus, le dispositif PASS-LAS fait aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques, tant de la part des étudiants que des universités. Sa complexité, son manque de lisibilité et les disparités territoriales dans son application constituent autant d’obstacles pour les candidats aux professions de santé.
Face à ces constats, les ministères concernés souhaitent désormais bâtir un modèle unique de première année, plus clair et plus équitable, tout en conservant les acquis de la réforme de 2020.

Vers une première année unifiée à l’horizon 2027

Cette réforme ambitionne de :

  • maintenir les principes fondamentaux de la précédente réforme, notamment la marche en avant, la réussite et la diversité des profils ;
  • rapprocher les différentes voies d’accès en diminuant la multiplicité des parcours et des organisations locales ;
  • garantir une meilleure équité territoriale et une compréhension plus simple pour tous les étudiants.

Les propositions issues de cette concertation devront être présentées au Parlement, avec pour objectif une mise en œuvre du nouveau modèle à la rentrée 2027.

Une démarche concertée et collective

Pour mener à bien ce chantier, les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur associeront universités, établissements de santé, associations étudiantes et parlementaires. L’enjeu est de parvenir à un consensus sur un modèle commun, garant de transparence et de cohérence nationale.

« Nous voulons bâtir un modèle d’accès aux études de santé plus juste, plus lisible et plus humain », a déclaré Stéphanie Rist. « Cette concertation doit permettre d’écouter tous les acteurs, d’ajuster sans renier les avancées de la réforme de 2019 et de construire une voie unique d’accès, accessible à tous sur le territoire. »

De son côté, Philippe Baptiste a insisté sur l’objectif d’un système plus compréhensible et équitable :

« Notre objectif est clair : construire un système plus lisible et plus juste, permettant aux étudiants d’accéder aux études de santé dans les meilleures conditions et apportant les compétences utiles aux professionnels de santé dans toute leur diversité. »

Un enjeu d’équité et d’accès aux soins

Au-delà de la question universitaire, cette réforme s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’avenir du système de santé français. En facilitant l’accès aux formations médicales, le gouvernement espère favoriser une meilleure répartition des professionnels de santé sur le territoire et, à terme, améliorer l’accès aux soins pour l’ensemble de la population.

Le processus de concertation s’annonce donc déterminant pour dessiner la prochaine génération du cursus médical français, conciliant exigence académique, égalité des chances et besoins du système de santé.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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