Bagnols-sur-Cèze : deux établissements unis contre le harcèlement scolaire

À l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, ce jeudi 6 novembre, deux établissements bagnolais se sont mobilisés : le collège Gérard-Philipe et l’école élémentaire Jules-Ferry. Tous deux ont mené, chacun à leur manière, des actions fortes pour sensibiliser les élèves et promouvoir un climat scolaire bienveillant.
Au collège Gérard-Philipe : 700 badges pour créer du lien et libérer la parole
Dès 7h45, les élèves ambassadeurs du programme Phare étaient à pied d’œuvre à l’entrée du collège pour distribuer près de 700 badges conçus et fabriqués par une petite équipe d’élèves et d’adultes, sous la coordination de Tessa, graphiste, et Mayeva, assistante d’éducation.
Chaque niveau avait son badge spécifique, que les élèves pouvaient échanger entre générations afin de favoriser les échanges et renforcer la cohésion.
Les ambassadeurs Phare – 44 au total, soit environ deux par classe – portaient pour l’occasion un T-shirt reconnaissable afin d’être identifiés facilement dans la cour. Leur rôle est essentiel : ils vont à la rencontre des autres élèves, écoutent, conseillent et orientent les jeunes victimes.
« Les élèves harcelés n’en parlent pas toujours, souvent à cause d’un sentiment de honte. Il faut être vigilants pour soi et pour les autres », rappelle Madame Gavazzi, professeur d’anglais au collège.
Tout au long de la journée, les classes ont visionné un clip vidéo réalisé l’an dernier par le collège Bernard-de-Ventadour, lauréat du premier prix régional sur le thème du harcèlement. Ce court métrage, tourné au collège Bernard de Ventadour en 2024 sous la direction de Mme Di Rosa, formatrice académique, met en lumière le côté caché du harcèlement, invitant chacun à réfléchir à ses conséquences.

Les élèves ont également répondu au questionnaire national sur le harcèlement, avant d’échanger avec leurs enseignants et les ambassadeurs.
Pour Madame Di Rosa, désormais membre de l’équipe du collège Gérard Philippe cette mobilisation est une réussite :
« C’est la première année que nous réalisons ces badges. L’an dernier, nous avions distribué des bracelets bleus, couleur symbole de la lutte contre le harcèlement. Cette fois, les élèves ont participé pleinement à la création. Avec les ambassadeurs, on stoppe les pleurs ! »
À l’école Jules-Ferry : une fresque et des mots d’encouragement
De leur côté, les élèves de l’école élémentaire Jules-Ferry ont uni leurs voix et leurs talents autour d’une grande fresque collective. Sur le grillage de l’établissement, les enfants ont accroché des mains en papier colorées, chacune portant un mot de réconfort ou un message d’espoir, formant ensemble le slogan : « NON au harcèlement ».
Les 16 classes, du CP au CM2, ont ensuite présenté de petits spectacles – chants, danses, lectures de poèmes – pour dire non à la violence et oui à la solidarité.

« C’est la première fois que toute l’école se mobilise autour d’une action commune », souligne la directrice, Mélanie Douteaux. « Les élèves étaient très investis et fiers de participer. »
Une mobilisation commune pour un climat scolaire apaisé
Dans ces deux établissements, la même conviction anime les équipes éducatives : prévenir le harcèlement, c’est d’abord libérer la parole et créer du lien.
Entre badges, fresques, vidéos et actions symboliques, cette journée aura permis aux élèves de prendre conscience du rôle qu’ils peuvent jouer – en tant que témoins, amis ou ambassadeurs – pour que l’école reste un lieu sûr et bienveillant pour tous.




