La France salue l’adoption de la loi climat européenne et la contribution de l’UE à la COP30

Un accord qualifié d’« historique » a été trouvé à Bruxelles sur la loi climat européenne et sur la contribution de l’Union européenne à la prochaine COP30, prévue à Belém, au Brésil. Le gouvernement français s’est félicité de ce compromis, qu’il juge à la fois ambitieux sur le plan environnemental et protecteur des intérêts économiques européens.
Un objectif climatique renforcé
L’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 90 % d’ici 2040, dont jusqu’à 5 % grâce à des crédits carbone internationaux. Cet objectif, conforme aux recommandations scientifiques, confirme la trajectoire européenne vers la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Pour la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, Monique Barbut, cet accord marque « une étape décisive dans la mise en œuvre du Pacte vert européen ».
Des avancées pour l’industrie française
Paris a obtenu plusieurs garanties afin de préserver la compétitivité de son industrie et de valoriser ses spécificités énergétiques.
La France se félicite notamment de la pleine reconnaissance de la neutralité technologique, qui acte la centralité du nucléaire dans le mix énergétique européen. Le texte introduit également :
- une clause de révision de l’objectif climatique pour 2030,
- un mécanisme de frein d’urgence en cas de sous-performance des puits de carbone,
- une évaluation biennale de la capacité de l’industrie à concilier décarbonation et compétitivité, assortie de mesures de soutien,
- et un critère de préférence européenne pour les véhicules bas carbone, destiné à accompagner la transition de la filière automobile.
En parallèle, la France a reçu de la Commission européenne des assurances écrites sur la protection de l’acier européen et sur une réforme du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, afin d’éviter tout contournement du dispositif.
Un message fort pour la COP de Belém
L’accord, adopté à une large majorité qualifiée, confirme la volonté commune des Vingt-Sept de poursuivre l’effort collectif pour le climat, tout en maintenant une cohésion économique.
Les crédits carbone internationaux, limités à 5 %, permettront de financer des projets de décarbonation et de séquestration de carbone dans les pays les plus vulnérables, renforçant ainsi la solidarité Nord-Sud.
Même si la France aurait souhaité une contribution nationale déterminée (CDN) plus ambitieuse, Monique Barbut salue « une adoption unanime des 27 » qui « envoie un message fort à la COP30 ».
Avec un objectif compris entre –72,5 % et –90 % d’émissions selon les scénarios, l’Union européenne se positionne parmi les acteurs les plus ambitieux de la conférence de Belém.



