Municipales 2026 à Pont-Saint-Esprit : Olivier Esquer lance officiellement sa candidature

À quatre mois des élections municipales de mars 2026, une nouvelle candidature entre officiellement en scène à Pont-Saint-Esprit. Olivier Esquer, natif de la commune et « profondément attaché à son territoire », a inauguré ce samedi son local de campagne, situé sur l’une des artères les plus fréquentées du centre-ville, les allées du Boulevard Gambetta. Une manière assumée de se rendre visible et accessible aux Spiripontins, à commencer par ceux qui le connaissent encore peu.
Un enfant du pays “viscéralement” attaché à sa ville
« Pont-Saint-Esprit, c’est toute ma vie », affirme d’emblée Olivier Esquer. Né dans la commune, issu d’une famille installée de longue date — « mes grands-parents, mes parents… même mon frère tenait un magasin de vélos en ville » —, le candidat revendique un ancrage local “viscéral”.
Il dit vouloir voir Pont-Saint-Esprit « redevenir accueillante, festive, bienveillante » et espère renouer avec « la sérénité et l’apaisement » qu’il estime avoir disparu ces dernières années.
Un déclic né d’une démission en 2024
Son engagement politique est relativement récent. Ami de longue date avec Gerome Bouvier, élu maire en 2024, il avait déjà envisagé une implication dès 2024. « C’était trop tôt pour moi », confie-t-il.
Le véritable déclencheur survient en décembre 2024, après l’arrivée du maire Valère Ségal. « Plutôt que de râler, j’ai décidé d’y aller. J’ai consulté ma famille, mes amis et Karima, une ancienne élue de Claire Lapeyronie, qui ne voulait pas repartir au début… puis le projet l’a séduite. »
Depuis, l’équipe s’est structurée et le travail programmatique a commencé.
Une liste “Pont en action”, déjà constituée à 80 %
La liste menée par Olivier Esquer s’intitule “Pont en action”, accompagnée du slogan “Avec nous, pour vous”.
« Ce nom n’est pas anodin. Aujourd’hui, ce qui manque à Pont-Saint-Esprit, c’est de l’action », explique-t-il.
La liste est pour l’heure bouclée à 80 %. Le candidat reconnaît rencontrer, comme d’autres, « des difficultés à recruter des colistières », un point qu’il qualifie de “petit point noir”.
La présentation officielle aura lieu en janvier 2026.
L’équipe revendique une grande diversité : « De 23 à 77 ans, avec des parcours très variés. Une liste motivée et compétente. »
Une campagne de proximité et un programme co-construit
Le local de campagne, ouvert en plein cœur du marché, doit devenir l’outil central de cette démarche participative.
« Nous voulons que les Spiripontins puissent entrer, discuter, donner leurs idées. Le programme n’est pas figé », insiste Olivier Esquer.
Plusieurs axes majeurs sont toutefois déjà définis :
- Santé : sujet prioritaire. Le candidat se dit favorable au dispositif régional Ma Santé, Ma Région et souhaite renforcer les collaborations avec l’hôpital de Pont-Saint-Esprit, devenu selon lui « un pôle important de santé ». La coordination sera confiée à Karima, présentée comme spécialiste des maisons de santé.
- Sécurité : « Des efforts ont été faits, mais il faut repenser certaines choses. »
- Éducation et famille : un pilier du futur programme.
- Concertation permanente : questionnaires, rencontres, consultations publiques seront organisés dès début 2026.
Une campagne “apaisée”, sans étiquette politique
Olivier Esquer affirme ne pas être encarté.
« La liste est apartisane. Chacun vient comme il est, avec ses idées. Pour nous, ce n’est pas un sujet. »
Il revendique une volonté de « rassembler » plutôt que de diviser.

Relations avec l’Agglomération : une “vice-présidence constructive”
À la question de son positionnement vis-à-vis de l’Agglomération du Gard rhodanien, aujourd’hui présidée par Jean-Christian Rey, le candidat ne cache pas son souhait de changement :
« Il y a besoin d’une nouvelle gouvernance. Jean-Christian Rey a fait du bon travail, mais sur certains points on peut faire mieux. »
S’il est élu maire, il vise :
- une vice-présidence, qu’il juge nécessaire pour représenter Pont-Saint-Esprit ;
- une présence « constructive, à l’écoute » ;
- avec l’objectif de « défendre les intérêts de la ville tout en ayant une vision globale des 44 communes ».
“Redonner envie de vivre à Pont-Saint-Esprit”
En conclusion, Olivier Esquer résume son ambition :
« Nous voulons que Pont-Saint-Esprit redevienne une ville attractive, où il fait bon vivre. Le marché doit rester au cœur de nos préoccupations. Nous voulons que la ville revive. »
Avec l’ouverture de son local de campagne, le candidat entre désormais dans une nouvelle phase : celle de la rencontre directe avec les habitants. La véritable bataille des municipales spiripontines ne fait que commencer.



