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Salon POP 2025 : une édition en pleine ascension, portée par l’ouverture et la dynamique économique territoriale

Le conseil d’administration élargi du Collectif, réuni ce mardi 25 novembre, a livré un bilan particulièrement encourageant de la dernière édition du Salon POP, organisée le 25 septembre 2025. L’événement, désormais solidement installé comme l’un des rendez-vous économiques majeurs du Gard rhodanien, confirme une montée en puissance assumée et une attractivité qui dépasse largement les frontières du territoire.

Dès l’ouverture de la séance, le président du Collectif, Vincent Champetier, a tenu à souligner le rôle structurant de cette édition 2025. « Nous franchissons un cap. Cette année, nous avons accueilli des entreprises du Vaucluse, de la CCPG, et nous avons surtout pu redonner un poids réel au bassin économique élargi », s’est-il félicité. La réussite doit aussi beaucoup au partenariat renforcé avec Jalil Benabdillah, président du CNER , Vice Président à la Région Occitanie et parrain de cette édition, dont l’engagement a permis d’intensifier la visibilité régionale du salon.

Co-organisé par le Collectif, la CCI du Gard, l’Agglomération du Gard rhodanien, avec le soutien de la Région Occitanie, le salon a continué d’attirer de nouveaux profils d’entreprises. Dix “packs argent” ont trouvé preneur, un niveau inédit de financement par les exposants (56%) et plusieurs dossiers n’ont pas pu être retenus faute de place. Le Forum, la plus grande salle du territoire, atteint désormais ses limites et impose une réflexion sur l’évolution future de l’événement. « On fait tout pour offrir un salon digne de ce nom, mais il faut reconnaître que l’outil arrive à saturation », a admis Vincent Champetier.

L’un des indicateurs les plus significatifs de cette ouverture tient au fait que 41 % des exposants n’étaient pas issus du Gard rhodanien, contre à peine 31 % il y a trois ans. Le salon attire désormais bien au-delà de ses frontières naturelles, ce qui confirme sa prise de stature et son intérêt croissant pour des territoires voisins.

Cette dynamique s’est également ressentie du côté du B2B. L’édition 2025 a enregistré une progression notable avec 170 inscrits, représentant 121 structures, soit une diversité d’acteurs rarement observée auparavant. Les rencontres professionnelles ont atteint le chiffre de 1 102 rendez-vous, pour un total de 1 421 vœux émis, dont près de la moitié concernait des entreprises extérieures au Gard rhodanien. Pour faire face au traditionnel creux du début d’après-midi, l’équipe a innové en proposant une seconde session de rendez-vous. « Nous voulions donner plus de matière aux participants, leur permettre de remplir leur journée avec jusqu’à dix rendez-vous », explique Perrine Berrard, détachée par la CCI du Gard à l’organisation du salon POP, tout en reconnaissant que quelques absences ont parfois déséquilibré le dispositif. « Quand un participant manque, la structure en face se retrouve sans interlocuteur. C’est un point que nous devons encore travailler. »

Au-delà des échanges professionnels, le Salon POP a de nouveau confirmé son rôle clé en matière d’emploi. La fréquentation globale a atteint 768 participants, dont 550 professionnels, 50 élus et 168 candidats attirés par le temps fort recrutement. Celui-ci a rassemblé 22 entreprises qui ont proposé 128 offres, dont plus de 70 % en CDI. L’industrie, une fois encore, s’est imposée comme le moteur principal du recrutement avec 115 offres, et 82 % des recruteurs issus de ce secteur.

Le « village emploi », qui regroupait onze organismes de formation, a largement été salué pour sa clarté et sa lisibilité, grâce à un espace désormais pleinement identifié. Les entretiens, menés sous forme de créneaux courts de dix minutes, ont permis de réaliser 130 rendez-vous entre 14 h 30 et 17 h, démontrant que le format répond parfaitement aux attentes des entreprises et des candidats. L’objectif fixé de 200 candidats a été largement dépassé avec 234 inscrits, dont 168 présents le jour J. À ceux-là se sont ajoutés 103 candidats spontanés, attirés par la nouvelle signalétique baptisée La vitrine de l’emploi, qui rendait plus simple l’identification des entreprises en recrutement. Les retours des recruteurs ont été « extrêmement positifs », et six embauches étaient déjà confirmées au moment du conseil d’administration. « L’ouverture au public a même permis de déboucher sur une alternance avec une entreprise exposante », a précisé Vincent Champetier.

L’enquête de satisfaction, réalisée par les étudiants de BTS GPME du lycée Albert-Einstein, apporte d’ailleurs une confirmation supplémentaire de la réussite de cette édition. Chargés du questionnaire, de l’impression, puis de la collecte, les élèves ont recueilli 117 réponses, soit 15 % de retour. Ces données montrent que 82 % des répondants souhaitent revenir en 2026 et que la date retenue pour le salon est jugée pertinente par une majorité d’exposants. L’un des points de vigilance reste néanmoins le coût de participation. « Nous ne voulons pas que la gestion budgétaire devienne un frein pour les plus petites entreprises. Notre volonté est de permettre à tous de participer sans risque », a insisté le président du collectif.

Sur le plan financier, le salon affiche un équilibre salué par l’ensemble des partenaires. Le budget 2025 s’élève à 109 000 euros, en hausse de 24 % par rapport à l’édition précédente, pour 108 000 euros de dépenses. « Nous faisons un salon sans perdre d’argent. C’est essentiel pour garantir sa pérennité », a rappelé Jean-Luc Agnan. Près de 58 % de ce budget provient des exposants et des participants au B2B, les 40 % restants étant assurés par les subventions de la Région, du Département, de la CCI et des Agglomérations du Gard rhodanien et du Pont du Gard. La mobilisation humaine reste elle aussi considérable, avec 250 jours de travail bénévole, douze étudiants impliqués, soixante jours-homme fournis par la CCI et trente par l’Agglomération.

Alors que le collectif prépare déjà l’édition 2026, les ambitions sont claires : consolider l’ouverture vers Nîmes et Alès, poursuivre l’exigence qui fait la réputation croissante du salon et franchir « le petit pas en plus » nécessaire pour continuer à monter en gamme. Pour Vincent Champetier, la direction est tracée : « Nous récoltons aujourd’hui les fruits du travail engagé il y a trois ans. À nous maintenant de poursuivre cette dynamique pour faire du Salon POP un événement toujours plus attractif, toujours plus professionnel, et pleinement utile au développement du territoire. »

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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