Bagnols-sur-Cèze : la tribune du collège Bernard de Ventadour : kesako ? Filles-garçons, des idées reçues ?

« Filles et garçons : l’égalité c’est pour quand ? » Nous avons travaillé sur un dossier de presse toujours sensible et qui nous touche tous , traitant des causes, apportant des solutions au travers de reportages et d’enquêtes chiffrées faisant tomber les clichés.
Jade : « Félicitations, ce n’est pas une fille ! » ; c’est ce genre de phrases que l’on entend encore dans certains pays. Comme par exemple en Afghanistan, où les Talibans ont pris le pouvoir et interdisent aux femmes et aux filles d’être libres. Elles ne peuvent pas conduire, faire du sport, et tout simplement faire des études.
Lydia : Oui, mais il n’y a pas que les filles qui font face aux préjugés. Les garçons aussi y sont confrontés au quotidien. Dans cette société liberticide, ils sont souvent encouragés à résoudre leurs problèmes seuls et à ne pas montrer leurs émotions pour ne pas paraître vulnérables. Ils sont eux aussi soumis aux mariages arrangés par leur famille.
Jade : Dans nos sociétés occidentales les stéréotypes perdurent : la couleur rose est encore associée aux filles et la couleur bleue aux garçons, même si cela s’efface peu à peu grâce aux nouvelles collections de mode « street wear ».
Lydia : Ce code couleurs reste tout de même bien présent. Ainsi, l’ami de mon père a fait rentrer ses deux garçons à l’école habillés en rose. Suite aux moqueries des autres garçons, ils n’ont plus assumé le fait d’aimer cette couleur.
Jade : Bien qu’à l’école primaire ces idées soient encore présentes, à partir du collège elles sont beaucoup moins mises en avant.
Lydia : C’est la même chose quand il s’agit des métiers de filles et des métiers de garçons. Pendant longtemps, la plupart étaient exclusivement réservés aux hommes puisque dans la société patriarcale d’il y a 60 ans, les femmes restaient à la maison pour s’occuper du foyer et des enfants alors que les hommes ramenaient l’argent.
Jade : En effet, on pensait que les garçons avaient des compétences que les filles ne pouvaient pas avoir et vice versa. Petit à petit, les femmes se sont imposées dans tous les secteurs professionnels, grâce à l’école notamment qui a fait évoluer les enseignements exclusivement réservés aux filles, abandonnés pour des enseignements mixtes et généralistes. Ainsi aujourd’hui en France, filles et garçons peuvent exercer tous les métiers qu’ils souhaitent.
Lydia : Pour conclure, il en ressort que l’égalité c’est loin d’être gagné. Pendant des siècles, garçons et filles n’avaient pas le choix ! Chacun avait son rôle bien déterminé : le garçon se devait d’être fort et ne devait pas montrer ses émotions, et une fille se devait d’être douce, bien apprêtée et devait rester à la maison.
Jade : Les idées reçues ont la vie dure et ont impacté beaucoup de femmes et d’hommes. Même si la société a évolué, celle-ci reste quand même très stéréotypée.
Alors une seule solution : les filles, à l’attaque !
Article rédigé par Jade A et Lydia M-D , 4e5.



