Dermatose nodulaire contagieuse : Laurent Burgoa plaide pour une vaccination préventive des taureaux camarguais et espagnols

Face au risque sanitaire que représente la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le sénateur du Gard Laurent Burgoa a interpellé la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, afin de demander la mise en place d’une vaccination préventive ciblée pour les élevages de taureaux de race camarguaise et espagnole. Une démarche qu’il estime indispensable pour préserver des races emblématiques, au cœur de traditions séculaires et d’un patrimoine culturel vivant.
Dans le courrier qu’il a adressé à la ministre, le parlementaire souligne que ces races bovines occupent une place centrale dans les pratiques culturelles du sud de la France, notamment à travers les courses camarguaises et les traditions taurines. « La disparition de ces races, conséquence possible d’une épizootie non maîtrisée, serait une perte irréversible pour notre patrimoine national », alerte Laurent Burgoa, qui insiste sur l’urgence d’une action préventive.
La dermatose nodulaire contagieuse, maladie virale bovine particulièrement redoutée, peut entraîner de lourdes conséquences sanitaires, économiques et humaines en cas de propagation. Dans ce contexte, le sénateur estime qu’une stratégie anticipatrice permettrait d’éviter des mesures plus radicales, telles que les abattages sanitaires. « Une telle mesure, anticipatrice et responsable, permettrait de sécuriser les cheptels, de rassurer les éleveurs et de prévenir des abattages sanitaires aux conséquences humaines, culturelles et économiques dramatiques », écrit-il.
Conscient des contraintes logistiques et budgétaires qu’implique une campagne de vaccination, Laurent Burgoa considère toutefois que le coût de l’inaction serait bien plus élevé. Il met en garde contre les effets d’une réaction tardive, qui ferait peser un risque majeur non seulement sur la filière d’élevage concernée, mais également sur l’image de la politique publique de protection des races locales. « L’inaction ou une réaction tardive ferait peser un risque bien supérieur, tant pour la filière que pour l’image de notre politique de protection des races locales et des traditions qui y sont attachées », insiste-t-il.
Par cette intervention, le sénateur gardois appelle donc l’État à reconnaître la spécificité de ces élevages et à agir rapidement afin de concilier protection sanitaire, préservation des traditions et soutien aux éleveurs, garants d’un savoir-faire transmis de génération en génération.



