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Municipales 2026 : Olivier Wiry annonce sa rupture avec Michel Cegielski

À moins d’un an des élections municipales de mars 2026, le paysage politique bagnolais connaît déjà ses premiers mouvements. Olivier Wiry, jusqu’ici engagé aux côtés de Michel Cegielski et de Sylvain Hille, annonce qu’il se retire de la liste portée par l’élu d’opposition. En cause : la nouvelle orientation politique assumée de Sylvain Hille, qui vient d’être nommé secrétaire du Parti Socialiste local.

« La coloration rose, c’est trop pour moi »

Olivier Wiry explique avoir choisi de prendre ses distances lorsque Sylvain Hille lui a annoncé officiellement son rôle de secrétaire au PS. Une décision qu’il juge incompatible avec la philosophie initiale du groupe :

« J’ai quitté la liste de Michel Cegielski. On était à ses côtés, comme on l’était à ceux de Sylvain Hille. Il nous a annoncé qu’il devenait secrétaire du PS. La coloration rose, c’est trop pour moi et pour ceux qui l’avaient rejoint. »

Selon lui, le projet de départ était celui d’une équipe ouverte, affranchie des appareils politiques et capable de puiser « les bonnes idées à droite comme à gauche », en évitant la rigidité des partis. L’arrivée affichée du drapeau socialiste aurait fait basculer cet équilibre :

« Le groupe s’est construit dans l’idée d’atténuer les partis. Aujourd’hui, je vois quelqu’un qui arrive avec l’étendard socialiste. C’est trop lourd à porter pour une demi-douzaine de personnes. »

Pas de candidature alternative, mais un retour à l’indépendance

Olivier Wiry assure ne pas quitter le groupe pour défendre un autre projet politique, ni pour participer à la victoire d’un camp contre un autre. Il revendique au contraire une totale neutralité :

« Je préfère me retirer. Je ne veux pas participer à la réélection de qui que ce soit. »

Il affirme rester profondément attaché à l’écoute du terrain, notamment auprès des habitants rencontrés ces derniers mois dans le cadre de la pré-campagne :

« On a rencontré des gens et écouté beaucoup de Bagnolais qui en ont besoin. Aujourd’hui je me retrouve sans liste, avec ma famille, fidèle à mon indépendance, loin des accords de parti téléguidés. Je prends du plaisir à discuter avec les gens. »

Olivier Wiry insiste également sur l’absence de conflit personnel et refuse toute mise en cause de Michel Cegielski ou de Sylvain Hille :

« Ce n’est ni la faute de Michel Cegielski ni de Sylvain Hille. »

Un groupe en recomposition

Ce départ, qui survient alors que les futures candidatures commencent à se positionner, interroge sur la capacité de l’opposition à rester unie face au maire sortant. L’ancrage assumé de Michel Cegielski au Parti Socialiste pourrait clarifier les lignes mais aussi entraîner d’autres réactions internes.

De son côté, Olivier Wiry demeure dans l’attente. Sans bannière, sans ralliement, et selon ses mots « libre de toute attache », il dit vouloir poursuivre son engagement citoyen sans entrer dans le jeu partisan.

Reste désormais à savoir s’il rejoindra une autre liste, s’il se ralliera plus tard à un nouveau projet, ou s’il choisira de rester en marge de la bataille municipale. À quelques mois du scrutin, une certitude : la campagne n’a pas encore livré toutes ses surprises.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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