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Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : Michel Cegielski pose les bases programmatiques de « Pour Bagnols ! »

À deux mois des élections municipales de mars 2026, Michel Cegielski, tête de liste « Pour Bagnols ! », a tenu une conférence de presse pour aller au-delà de l’annonce de sa candidature et de l’ouverture de son local de campagne. Entouré de plusieurs colistiers, il a présenté les grandes orientations de son projet pour la ville et la philosophie qui guide sa démarche.

Une équipe issue de tous les horizons

La liste « Pour Bagnols ! » se veut non partisane, composée de profils variés, ancrés dans la vie professionnelle, associative et citoyenne locale. « Il y a des gens de droite, de gauche, et surtout des gens qui aiment Bagnols », insiste Michel Cegielski, balayant les procès d’intention sur de supposées étiquettes politiques.

Parmi les colistiers présentés :

  • Chantal Eydoux-Cuminal, 61 ans, salariée du CEA, installée à Bagnols depuis 15 ans, jamais candidate auparavant.
  • Linda Ghanaï, 37 ans, bagnolaise, ex-responsable d’agence d’intérim, aujourd’hui à son compte.
  • Sandra LeBrun, 52 ans, infirmière en prévention et santé au travail au CEA Marcoule, syndicaliste engagée et ancienne colistière d’Alliance citoyenne en 2020.
  • Jérôme Sanglard, 56 ans, chef d’entreprise, ancien président de l’association sportive La Rose Bleue et vice-président de l’Office des sports. « Je n’avais jamais été candidat, mais je m’intéressais à la politique depuis plusieurs années », explique-t-il.
  • Alain David, 69 ans, arrivé à Bagnols en 1983 lors de la création du 1er REG, ancien militaire puis haut fonctionnaire civil de la Défense, aujourd’hui investi dans le monde associatif, avec une appétence particulière pour les questions de sécurité.

La liste comptera des candidats de 18 à 66 ans, issus de tous les quartiers de la ville. « À 66 ans, je fais partie des plus vieux », sourit Michel Cegielski.

Une campagne tournée vers l’avenir

« Nous ne sommes pas là pour dresser la liste de tout ce qui a disparu à Bagnols depuis 30 ans. Tout le monde sait comment est la ville », affirme le candidat. Sa ligne est claire : se projeter vers l’avenir avec sérieux, réalisme et pragmatisme. « Il ne suffit pas de dire que c’est sale ou que ça ne va pas. Il faut savoir comment fonctionne une collectivité et ce qu’on peut réellement faire. »

Fort de son expérience municipale passée, notamment dans les domaines du sport et des finances, Michel Cegielski revendique une campagne sans « promesses improbables ». « Les Français sont lassés de leurs élus. Beaucoup pensent qu’un maire fait ce qu’il veut une fois élu. Nous, nous voulons une gouvernance sincère, proche des Bagnolais, et arrêter avec les politiques opaques. »

Sécurité : un enjeu central

La sécurité est présentée comme un axe majeur du programme. Michel Cegielski défend une approche en quatre niveaux : prévention, médiation, admonestation et sanction. « Il ne faut pas travailler à l’envers et sanctionner avant tout, comme le propose le Rassemblement national. »

La liste souhaite renforcer le CLSPD, améliorer le partenariat avec la police nationale, augmenter le nombre de policiers municipaux, mais surtout repenser l’organisation (horaires, présence sur le terrain). « Augmenter les effectifs ne suffira pas si on ne réfléchit pas au fonctionnement. Je vois rarement les éducateurs ou médiateurs dans les quartiers. Il faut travailler avec tous les acteurs de la tranquillité publique, y compris les associations sportives et culturelles. »

Culture et patrimoine : finir ce qui a été commencé

Sur le plan culturel, Michel Cegielski se dit favorable à une extension du musée Albert-André, mais dénonce les discours alarmistes. « Dire que l’école Saint-Maur s’écroule est faux. Elle est presque à l’abandon, oui, mais il faut réfléchir sérieusement à sa réhabilitation. »

Concernant la pyramide, il estime que l’outil est « très beau » mais sous-exploité. « Ce n’est pas de la culture aujourd’hui. Beaucoup de projets ont été lancés sans être terminés. Je veux un lieu culturel vivant, avec des salles, pourquoi pas d’enregistrement. »

Il affirme également la nécessité de réhabiliter l’hôtel Mallet, l’hôtel de ville historique. « Les Bagnolais y sont attachés. Il n’y aura jamais, de notre part, un transfert inutile des services municipaux à l’extérieur. Centraliser autour de la place Mallet, cœur de la commune, est un choix de bon sens. »

Santé, habitat et solidarité

L’accès aux soins figure parmi les priorités. « Pour une ville comme Bagnols, troisième du Gard, je ne comprends pas qu’on ne se concerte pas davantage. » L’objectif est clair : développer une maison ou un pôle de santé, avec une vision à trois ou quatre ans pour atteindre un nombre suffisant de médecins.

Sur l’habitat, Michel Cegielski appelle à une ligne claire et partagée. « Construire à Bagnols, oui, mais pas n’importe comment. Il faut que tout le monde entende la même chansonnette. »

La liste souhaite aussi renforcer la politique en faveur du handicap, avec la création d’un guichet unique, et étudie la mise en place d’une maison de répit avec accueil de jour et de nuit.

Environnement et démocratie locale

Face aux évolutions climatiques, Michel Cegielski alerte : « Dans 10, 20 ou 30 ans, si on ne reverdit pas la ville et si on ne crée pas de pôles de fraîcheur, on va mourir de chaud. »

Enfin, « Pour Bagnols ! » veut aller au-delà de la simple consultation citoyenne. Dès le début du mandat, après un audit financier, une ou plusieurs questions seront soumises directement à la population, notamment sur les investissements structurants et l’endettement de la commune.

« Nous voulons fonctionner comme une association », résume le candidat. « Les élus devront rendre des comptes. Une sorte d’assemblée générale de la mairie, pour dire ce qui a été fait, ce qui ne l’a pas été, et quelles sont les opportunités pour Bagnols. »

Une méthode revendiquée comme plus transparente, à l’image d’une liste qui entend faire de la proximité et du pragmatisme les marqueurs de sa campagne.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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