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La Peña del Fuego fait vibrer le Salon de l’Agriculture pour la cinquième année

Pour la cinquième année consécutive, la Peña del Fuego de Bagnols-sur-Cèze a pris la direction de la capitale pour participer au Salon international de l’agriculture, à Paris. Une présence désormais bien installée dans le paysage du plus grand rendez-vous agricole français, où la formation bagnolaise est devenue l’un des symboles de l’ambiance occitane.

« C’est notre cinquième année que nous montons au Salon de l’agriculture de Paris », confirme Wladimir Mercier, figure de la Peña. Et au fil des éditions, le constat est clair : l’Occitanie attire. « On s’est aperçu que l’Occitanie est très courtisée par les Parisiens et par le public. Ils viennent chez nous goûter les produits du terroir. Et bien sûr, on est là pour les ambiancer. Et c’est ce qu’on fait parfaitement puisque chaque année l’ambiance monte, monte, monte. »

Bagnols-sur-Cèze transportée à Paris

Au-delà de la musique, c’est tout un territoire qui s’exporte porte de Versailles. « C’est aussi chouette parce que ça permet de faire rayonner Bagnols-sur-Cèze et le territoire au-delà du Gard rhodanien, de représenter le Gard rhodanien à Paris », souligne le musicien. Une fierté assumée : « Bagnols est transportée sur la capitale. »

Une notoriété qui dépasse même le cadre du salon. L’an dernier, Wladimir Mercier a ainsi joué pour le Prince de Monaco sous le nom de la Peña del Fuego, Bagnols, preuve que la formation locale s’est forgé une solide réputation.

Hall 7.3 : au cœur du stand du Gard et de l’Occitanie

Cette année encore, la Peña animera le stand du Gard, situé au hall 7.3, allée R, stand 57. Elle sera présente mardi et mercredi sur cet espace dédié au département. Mais ce n’est pas tout : lundi, jeudi et vendredi, les musiciens interviendront sur l’ensemble des stands de la région Occitanie, dont le Gard fait partie.

À l’origine de cette aventure, une initiative lancée il y a cinq ans par Denis Bouad, alors président du Conseil départemental du Gard, aujourd’hui sénateur. L’idée : créer une bodega aux couleurs du Gard au sein du salon. La Peña en assure l’animation. Le succès est immédiat. « Ça a bien plu, jusqu’au ministre en 2024, qui est venu voir quelle était cette musique qui mettait l’ambiance dans son salon. »

Depuis, les sollicitations se multiplient. « On a fait parler de nous. Et chacun dit : la banda qu’il y avait, on aimerait avoir la même. » Résultat : la formation est régulièrement redemandée, et collabore désormais de façon complémentaire avec le Département et la Région, pour des raisons de logistique et de budget.

Neuf musiciens et une logistique millimétrée

Pour cette édition, la Peña monte à neuf musiciens, contre sept ou huit habituellement. Une adaptation à l’affluence attendue, dans un contexte particulier marqué par l’absence de certains pavillons bovins. « Je pense qu’il y aura beaucoup de public qui va se disperser dans les régions. Et je sais que la nôtre est très, très courtisée. »

Le déplacement représente une organisation conséquente : cinq jours sur place, auxquels s’ajoute une soirée supplémentaire. « On a tous les jours une tenue différente. » Cette année, les musiciens ont renouvelé leur garde-robe : vestes sans manches grises pour moderniser l’image, après les vestes blanches de l’an passé.

Le point d’orgue de la semaine aura lieu mercredi soir, avec une prestation sur une péniche, pour la présentation de la Camargue aux côtés de Terre de Camargue. Une troisième structure partenaire, après le Gard et la Région Occitanie, preuve de l’ancrage territorial et des synergies développées autour de la formation.

Une aventure humaine

Si la Peña enchaîne les prestations, elle n’oublie pas la dimension humaine du voyage. Grâce notamment au prêt d’un véhicule par l’agglomération, le groupe peut optimiser son budget et offrir à ses membres une parenthèse parisienne. « On ne peut pas faire huit heures de route, travailler, coucher, travailler, coucher… » glisse Wladimir Mercier.

Ces dernières années, les musiciens ont ainsi visité le musée Grévin, puis la tour Eiffel. Pour 2026, une « grosse surprise » est annoncée, gardée secrète pour l’instant.

Pour suivre leurs aventures parisiennes et découvrir cette surprise, rendez-vous sur les réseaux sociaux de la Peña del Fuego, notamment sur Facebook.

À Paris, au rythme des cuivres et des percussions, c’est un peu de Bagnols-sur-Cèze qui résonne sous les verrières du Salon de l’agriculture.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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