Bagnols-sur-Cèze : pour le PCF, « le pire scénario » se dessine après le premier tour

Dans un communiqué au ton particulièrement alarmiste, Elian Cellier, représentant de la section de Bagnols-sur-Cèze du Parti communiste français, dresse un constat sévère de la situation politique locale à l’issue du premier tour des élections municipales. Reprenant la formule de Gabriel García Márquez, « Chronique d’une mort annoncée », il estime que le scénario actuel était largement prévisible.
Pour les communistes bagnolais, le résultat du scrutin confirme leurs craintes : une progression marquée du Rassemblement national, une majorité sortante affaiblie mais toujours en capacité de se maintenir, et une troisième liste jugée trop clivante pour rassembler. « Le pire scénario » selon Elian Cellier, qui évoque une véritable impasse politique, sans perspective positive pour la ville.
L’élu rappelle que, dès le 18 juin dernier, un appel à une union large de la gauche avait été lancé. Selon lui, ce rassemblement constituait la seule alternative crédible pour contrer à la fois la montée du RN et l’usure de l’équipe municipale en place. Une main tendue restée sans réponse, regrette-t-il, assurant que les communistes n’ont « aucune responsabilité » dans la situation actuelle.
Dans ce contexte, le retrait de la liste conduite par Philippe Broche, arrivée en quatrième position au premier tour, est salué comme « un acte de responsabilité ». Mais pour Elian Cellier, cela ne suffit pas à dissiper les inquiétudes.
Malgré ce constat pessimiste, le message reste clair : « pas une voix pour le RN ». Les communistes affirment qu’ils resteront mobilisés et vigilants quant à la gestion future de la commune, tout en redoutant les conséquences du scrutin pour les habitants de Bagnols-sur-Cèze.



