Municipales à Bagnols-sur-Cèze : Jean-Yves Chapelet contre-attaque après un premier tour dominé par le RN

Arrivé en deuxième position à l’issue du premier tour des élections municipales à Bagnols-sur-Cèze, le maire sortant Jean-Yves Chapelet est sorti du silence à travers un communiqué offensif visant directement son adversaire, Pascale Bordes, candidate du Rassemblement national (RN), arrivée en tête avec 44 % des suffrages.
Dans ce texte, l’édile bagnolais critique vivement le profil et le bilan de la députée du Gard, dénonçant « une élue absente » des instances locales. Il souligne notamment que Pascale Bordes, pourtant conseillère municipale sortante, « n’a jamais siégé au conseil municipal » durant le mandat et n’a participé qu’à « quatre conseils communautaires » en six ans.
Un procès en « incohérence » politique
Jean-Yves Chapelet met également en cause l’action parlementaire de sa concurrente depuis son élection en 2022. Selon lui, la députée RN « n’a porté aucun projet pour la ville » et adopterait une ligne politique contradictoire, en votant parfois des textes issus de la majorité présidentielle qu’elle critique par ailleurs.
Le maire sortant pointe en particulier un vote du 14 janvier dernier, lors duquel les députés RN et leurs alliés auraient soutenu une réduction de 4,9 milliards d’euros de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) prévue pour 2026. Une décision qui, selon lui, représenterait « 1,1 million d’euros de recettes en moins par an » pour Bagnols-sur-Cèze.
Sécurité : des promesses jugées « démagogiques »
Autre axe d’attaque : les propositions en matière de sécurité avancées par la candidate RN. Jean-Yves Chapelet critique notamment l’objectif de tripler les effectifs de la police municipale, qu’il qualifie de « démagogique » faute de financement précisé.
Il met également en doute l’efficacité d’un déploiement permanent des policiers municipaux dans certains quartiers sensibles, estimant que cela risquerait surtout de déplacer les points de deal sans permettre d’interpellations, compétence relevant de la police nationale.
Des exemples nationaux pour appuyer son propos
Pour étayer ses critiques, le maire sortant cite les cas de villes dirigées par le RN. Il évoque notamment Perpignan, où la délinquance aurait augmenté depuis 2023 malgré un important dispositif de vidéoprotection, ainsi que Beaucaire, où elle aurait progressé de 175 % depuis 2016.
Une liste « familiale » pointée du doigt
Jean-Yves Chapelet attaque également la composition de la liste conduite par Pascale Bordes, qu’il décrit comme « largement familiale ». Il affirme que celle-ci compterait « sept couples et deux enfants » parmi les 33 colistiers, dénonçant un fonctionnement « en cercle fermé ».
Il va plus loin en évoquant une organisation « quasi dynastique » et en mettant en cause l’emploi de la sœur de la candidate comme assistante parlementaire.



