Cavillargues : parents et élus mobilisés contre la fermeture d’une classe

La tension monte autour de l’école de Cavillargues. Ce lundi, plusieurs parents d’élèves se sont rassemblés devant l’établissement, avant de poursuivre leur mobilisation devant l’inspection académique à Bagnols-sur-Cèze. En cause : un projet de fermeture de classe qui suscite une vive inquiétude au sein de la communauté éducative.
Une organisation jugée intenable
Si cette fermeture venait à être actée, elle entraînerait un regroupement inédit de quatre niveaux au sein d’une même classe, allant de la petite section de maternelle jusqu’au CP. Une perspective que les parents jugent inadaptée, tant sur le plan pédagogique que sur celui des conditions d’apprentissage.
« On ne peut pas demander à un seul enseignant de gérer des enfants aussi jeunes avec des besoins aussi différents », déplorent plusieurs parents mobilisés. Selon eux, une telle configuration risquerait de nuire à la qualité de l’enseignement, mais aussi au bien-être des élèves.
Des conditions de travail dénoncées
Au cœur des revendications : les conditions de travail des enseignants et des élèves. Les parents estiment qu’un regroupement de quatre niveaux compliquerait fortement la gestion de la classe, avec des rythmes et des attentes pédagogiques très éloignés entre la maternelle et l’élémentaire.
Ils redoutent également une baisse de l’attention portée à chaque enfant, en particulier pour les plus petits, qui nécessitent un accompagnement renforcé.
Une mobilisation élargie
La mobilisation ne s’est pas limitée aux familles. Un représentant des communes de Cavillargues et de Pougnadoresse était présent aux côtés des parents pour appuyer leur démarche. Tous dénoncent une décision qui, selon eux, ne prend pas suffisamment en compte la réalité du terrain et les spécificités des écoles rurales.
Devant l’inspection académique, les manifestants ont réaffirmé leur opposition à la fermeture de classe et appelé à un réexamen de la situation.
Un combat qui se poursuit
Les parents d’élèves entendent maintenir la pression dans les prochains jours. Ils espèrent obtenir une révision de la carte scolaire et le maintien de la classe menacée, afin de garantir des conditions d’apprentissage jugées dignes pour leurs enfants.
« C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu », résument-ils, déterminés à se faire entendre.



