Christophe Serre, un président “bâtisseur” pour le Gard rhodanien

Élu à la présidence de l’Agglomération du Gard rhodanien à l’issue d’un scrutin ouvert et disputé, Christophe Serre aborde ce nouveau mandat avec un mélange assumé de fierté, de responsabilité et de volonté d’action. Un positionnement qu’il résume lui-même en un mot : bâtir.
Une élection marquée par la reconnaissance
Sa première réaction, au soir de son élection, est empreinte d’émotion mais aussi de lucidité. « Une certaine fierté », confie-t-il, tout en rappelant que cette candidature n’était pas initialement prévue dans son parcours. Le soutien obtenu de ses pairs, dans un contexte où plusieurs profils pouvaient prétendre à la fonction, constitue pour lui une marque de confiance forte.
Sans triomphalisme, il affirme vouloir « assumer cette fonction avec beaucoup de volonté », avec en ligne de mire le développement du territoire rhodanien.
Un mandat placé sous le signe des responsabilités
Christophe Serre prend la mesure de la tâche. L’Agglomération, rappelle-t-il, structure des services essentiels au quotidien : petite enfance, transports, gestion de l’eau, collecte des déchets. « Ce sont des services que l’on ne peut pas rayer d’un coup de crayon », insiste-t-il.
Son ambition est claire : s’inscrire dans la continuité des actions engagées tout en imprimant sa marque, notamment à travers une posture d’« élu bâtisseur ». Il revendique un héritage solide, citant notamment les projets structurants déjà lancés, tout en soulignant l’ampleur des enjeux à venir, notamment en matière d’emploi et de développement économique.
Le projet de territoire comme priorité immédiate
À court terme, sa priorité est méthodologique mais déterminante : dresser le bilan du projet de territoire 2020-2026 et engager la construction du futur programme 2026-2033.
Ce futur cadre stratégique se veut plus ouvert et participatif. Christophe Serre insiste sur la nécessité d’associer largement : élus, acteurs économiques (de l’agriculture à l’industrie), tissu associatif, mais aussi habitants. « Ce projet doit être construit par le territoire », martèle-t-il.
Parmi les thématiques appelées à monter en puissance figure la santé, notamment l’accès aux soins, identifié comme un enjeu majeur local.
Continuité assumée, méthode renouvelée
S’il exclut toute rupture brutale avec la précédente gouvernance, Christophe Serre assume une évolution dans la manière de travailler. Proche de longue date de son prédécesseur Jean Christian Rey avant même la création de l’agglomération, il revendique une approche personnelle, adaptée à sa sensibilité et à son style.
Il met également en avant le rôle central des agents territoriaux, saluant « une équipe compétente et engagée au service de l’intérêt général », qu’il souhaite davantage valoriser.
Une gouvernance tournée vers toutes les communes
Maire d’une commune rurale (Saint Paulet de Caisson), Christophe Serre entend dépasser les oppositions traditionnelles entre petites et grandes communes. « L’agglomération est au service de toutes », rappelle-t-il.
Il annonce d’ailleurs une démarche concrète : aller à la rencontre de l’ensemble des communes du territoire dans les premiers mois de son mandat, afin d’échanger directement avec les élus locaux et nourrir le futur projet de territoire.
Développement économique et attractivité : un levier central
Sur le plan économique, la stratégie est double : attirer et accompagner. Cela passe par la valorisation des atouts du territoire — qualité de vie, environnement, ressources humaines qualifiées — mais aussi par une réflexion sur le foncier, les zones d’activité et la reconversion des friches.
L’accueil de projets industriels implique également une approche globale : logement des salariés, mobilité, formation, insertion. « Accompagner une entreprise, c’est penser tout l’écosystème », souligne-t-il.
Transition écologique : une priorité transversale
La transition énergétique s’impose comme un axe structurant du mandat. Christophe Serre évoque un travail déjà engagé, notamment à travers le soutien aux projets intégrant des dimensions écologiques et la création d’une vice-présidence dédiée.
Modernisation des équipements, accompagnement des communes, évolution des mobilités : la transition devra irriguer l’ensemble des politiques publiques locales.
Vers un territoire plus uni
Face aux clivages territoriaux parfois persistants — entre bassins de vie, entre communes — le nouveau président appelle à dépasser les logiques d’opposition. « Je ne veux pas de divisions, mais un territoire uni », affirme-t-il.
L’objectif : replacer l’intérêt général au cœur de l’action publique, en sortant des postures politiques pour construire collectivement.
Un appel aux habitants
Enfin, Christophe Serre adresse un message direct aux habitants du Gard rhodanien. Conscient des interrogations sur le mode d’élection indirect du président d’agglomération, il rappelle le cadre légal, tout en appelant à une forme de fierté collective.
« Nous vivons dans un territoire remarquable », insiste-t-il, invitant chacun à en devenir l’ambassadeur. Qualité de vie, richesse patrimoniale, dynamisme économique : autant d’atouts qu’il souhaite voir davantage valorisés.
Avec cette feuille de route, Christophe Serre entend inscrire son mandat dans la durée, au-delà même de l’échéance politique. Une ambition claire : construire un territoire cohérent, attractif et durable, au service de tous ses habitants.



