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Gard rhodanien : immersion professionnelle et formations au cœur du Caf’éco de Port l’Ardoise

Jeudi 9 avril au matin, l’association d’entreprises de Port l’Ardoise, en partenariat avec France Travail, a organisé une immersion professionnelle d’envergure à destination des demandeurs d’emploi. Une initiative concrète, ancrée dans le terrain, qui visait à rapprocher entreprises, organismes de formation et publics en recherche d’orientation ou de reconversion.

Une immersion au plus près des entreprises

À l’initiative de Thierry Vézinet, cette matinée s’inscrivait dans une volonté claire : faire découvrir les réalités économiques locales. Trente demandeurs d’emploi ont ainsi pu visiter sept entreprises du bassin de Port l’Ardoise, chacun ayant l’opportunité d’en découvrir deux.

L’objectif n’était pas de recruter immédiatement, mais bien de « parler des entreprises et des métiers », dans une logique d’accompagnement et de projection professionnelle. Cette démarche d’« aller vers » permet de lever certains freins, souvent liés à une méconnaissance du tissu économique local.

Le Caf’éco, carrefour entre emploi et formation

En parallèle de ces visites, le Caf’éco a rassemblé plusieurs acteurs majeurs de la formation du territoire : l’UIMM, le GRETA-CFA Gard Lozère, le lycée polyvalent Albert Einstein, le lycée Sainte-Marie, ainsi que l’IMT Alès.

« L’idée est de donner une vision globale de ce qui existe en matière de formation sur le Gard rhodanien », a expliqué Claire Durand, directrice du campus des métiers et des qualifications. Un enjeu clé, tant ces dispositifs restent parfois méconnus du grand public.

Le territoire dispose pourtant d’un éventail complet de parcours, du CAP jusqu’au diplôme d’ingénieur. « Il faut créer des ponts entre la formation existante et les besoins en recrutement », a insisté Claire Durand, évoquant un réseau d’acteurs mobilisés pour dynamiser l’économie locale.

Un enjeu stratégique pour le territoire

Au cœur des discussions : la nécessité de retenir les jeunes talents. « Aujourd’hui, nos jeunes partent à Montpellier, Nîmes ou Avignon et ne reviennent pas », a souligné Thierry Vézinet. D’où l’ambition d’attirer sur place des formations d’excellence, avec des projets d’antennes locales portés notamment par des écoles supérieures.

Dans cette dynamique, l’UIMM affiche une volonté forte de développer son centre de formation sur le secteur. « Le projet est prêt, mais il faut désormais trouver rapidement des sites d’accueil. Sans dépôt d’ici novembre, il pourrait être annulé », a alerté Thierry Vézinet aux côtés d’Anthony Audigier. Un dossier jugé « trop important pour le territoire » pour ne pas aboutir.

Le maire de Laudun-l’Ardoise, Ludovic Di Rollo, a d’ailleurs réaffirmé le soutien de la commune : « Le pôle de formation se fera à l’Ardoise et nulle part ailleurs. Sans économie, il n’y a pas de vie. »

Une offre de formation dense et structurée

Les organismes présents ont mis en avant la richesse de leur offre :

  • Le GRETA Gard Lozère propose 45 formations et accompagne près de 4 000 apprenants par an, en alternance ou en formation continue.
  • Le lycée Sainte-Marie développe des filières variées, du commerce à l’industrie, avec une ouverture prochaine de BTS en réponse aux besoins des entreprises.
  • Le lycée Einstein valorise ses plateaux techniques ouverts aux professionnels, notamment en maintenance ou en chimie.

Autant d’outils au service de parcours individualisés, avec un accompagnement renforcé et des liens étroits avec les entreprises.

Des acteurs publics et économiques mobilisés

La matinée a également permis de mettre en lumière les dispositifs d’accompagnement proposés par France Travail, notamment en matière d’immersion, de formation ou d’aides financières.

Le Conseil départemental du Gard, représenté par Nathalie Nury et Patrick Scorsone, ainsi que la mairie de Laudun-l’Ardoise, étaient également présents, aux côtés de la société d’économie mixte Segard.

Son directeur général, Vincent Delorme, a rappelé l’ampleur des projets en cours : une centaine d’opérations, de la construction d’équipements publics à l’aménagement de zones d’activités. Un constat toutefois préoccupant : « entre 23 % et 60 % des entreprises retenues ne sont pas gardoises », soulignant un manque de réponse locale aux marchés publics.

Favoriser les passerelles et les reconversions

Enfin, des dispositifs spécifiques ont été présentés, comme l’accompagnement des militaires en reconversion par le 1er REG, avec des formations financées jusqu’à 20 000 euros et des périodes d’immersion en entreprise.

Une illustration supplémentaire de la volonté commune : anticiper les transitions professionnelles et sécuriser les parcours.

Avec cette matinée, le territoire du Gard rhodanien démontre une nouvelle fois sa capacité à fédérer ses forces vives. Entre entreprises, organismes de formation et acteurs publics, tous s’accordent sur un point : l’emploi local passe par une meilleure connaissance mutuelle et des passerelles renforcées. Un enjeu stratégique pour l’avenir économique du bassin.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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