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Le Pin : l’école communale au cœur d’un projet Erasmus européen sur l’enseignement en langue étrangère

Vendredi 17 avril, l’école communale de Le Pin a accueilli une délégation Erasmus composée d’enseignants et de chefs d’établissement venus découvrir les pratiques pédagogiques mises en place dans le village. Étaient présents sur place trois représentantes croates, deux Italiennes ainsi que plusieurs membres français du projet. Les partenaires roumains et espagnols participent bien au programme européen, mais n’étaient pas présents lors du dernier jour de cette étape gardoise.

Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’un partenariat stratégique Erasmus de deux ans consacré à l’EMILE, pour Enseignement d’une Matière Intégré en Langue Étrangère. Cette méthode consiste à enseigner une discipline scolaire dans une autre langue, ici l’anglais.

Une école rurale devenue référence

À Le Pin, ce dispositif innovant est déjà en place depuis plusieurs années. Deux enseignantes le déploient dans les deux classes de l’école, du CE1 au CM2. Chaque semaine, les élèves bénéficient d’environ 1h30 d’enseignement en anglais appliqué aux mathématiques, notamment à la géométrie.

Les consignes, les énoncés et une partie des échanges sont réalisés en anglais. Une immersion progressive qui permet aux enfants de développer leurs réflexes linguistiques tout en poursuivant les apprentissages fondamentaux.

« Les élèves sont plus confiants pour parler anglais. Pour eux, cela devient naturel », relève une participante.

L’établissement a été retenu pour cette étape française par Christine Pretceille, inspectrice de l’Éducation nationale de la circonscription de Bagnols-sur-Cèze, en charge des langues vivantes, et Jean-Michel Vives, conseiller pédagogique départemental langues vivantes.

« Nous avons proposé aux partenaires d’observer les pratiques pédagogiques efficaces mises en œuvre par ces enseignantes », explique Christine Pretceille.

Mutualiser les expériences entre pays européens

Le projet Erasmus repose sur l’observation de terrain, l’échange de pratiques et la création d’outils de formation destinés à être diffusés largement. Depuis son lancement, les participants se sont déjà retrouvés à Alméria, en Espagne, puis à Lodi, en Italie.

D’autres rendez-vous sont prévus dans les prochains mois, notamment en Croatie en octobre, puis en Roumanie en avril 2027. Des réunions de travail en ligne complètent ces déplacements, avec une prochaine rencontre programmée le 18 mai autour de la question de l’inclusion scolaire.

Chaque pays porte également une thématique particulière : la France sur l’éducation physique et sportive, l’Italie sur l’inclusion, l’Espagne et la Roumanie sur les arts et les mathématiques, la Croatie sur les sciences.

Des réalités souvent communes

Au fil des échanges, les enseignants constatent que, malgré des systèmes éducatifs différents, les préoccupations se rejoignent.

« On a les mêmes écoles et souvent les mêmes soucis. Discuter avec des collègues étrangers permet de confronter nos méthodes et de progresser », résume un participant.

Pour les équipes françaises, ces rencontres permettent aussi d’identifier des pratiques transférables dans les classes locales.

« On apprend beaucoup et on peut ensuite réutiliser certaines idées », souligne Christine Pretceille.

Le soutien de la municipalité

Le maire Patrick Palisse a salué l’engagement de l’école communale dans cette dynamique internationale.

« Je soutiens ce projet comme tous ceux menés par l’école communale. Familiariser les enfants avec les langues étrangères est essentiel. Dans un monde qui se renferme, toute opportunité qui emmène vers l’extérieur est importante », a-t-il déclaré.

Avec cette implication dans Erasmus, l’école de Le Pin confirme qu’un établissement rural peut rayonner bien au-delà de son territoire et devenir un exemple d’ouverture sur l’Europe.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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