Saint-Julien-de-Peyrolas : le maire mobilisé contre la fermeture d’une classe

Face au risque de fermeture d’une classe à la rentrée prochaine, la mobilisation s’intensifie à Saint-Julien-de-Peyrolas. Le maire, Claude Salau, a reçu ce jeudi 16 avril Nathalie Nury, vice-présidente du Conseil départemental du Gard déléguée à l’éducation et aux collèges, également maire de Roquemaure et conseillère départementale du canton.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte tendu pour l’école communale, menacée par une décision envisagée par la Direction académique des services de l’Éducation nationale (Dasen). Une perspective que l’élu local conteste fermement, au nom des réalités du terrain.
« Avant de prendre une décision comme celle-là, il faut prendre en considération les réalités locales », insiste Claude Salau, qui rappelle avoir déjà échangé avec le directeur académique le 2 avril dernier. S’il reconnaît les difficultés nationales liées à la baisse de la natalité, il estime que ces éléments ne doivent pas occulter les spécificités rurales.
Une école au cœur du territoire

L’établissement de Saint-Julien-de-Peyrolas ne se limite pas aux seuls enfants de la commune. Il accueille également des élèves venus d’Aiguèze, Saint-Christol-de-Rodières et Salazac, ce qui en fait « un élément central et essentiel » pour plusieurs villages du secteur.
La fermeture d’une classe aurait des conséquences directes sur les conditions d’apprentissage. « Elle va générer une augmentation du nombre d’élèves par classe », alerte le maire. Une situation qui, selon lui, risque de pénaliser en priorité « les enfants les plus fragiles », nécessitant un accompagnement individualisé.
Des conditions d’accueil à défendre
À l’issue de la réunion, une visite complète de l’école — qui compte huit classes en maternelle et élémentaire — a été organisée. L’objectif : montrer concrètement les conditions d’accueil des élèves, mais aussi attirer l’attention sur l’état du bâtiment, dont une grande partie date de 1886.
La rénovation de l’établissement constitue d’ailleurs un projet majeur du mandat municipal. « Il était important de mettre en évidence les travaux nécessaires », souligne Claude Salau.
Une décision imminente
Le maire dit avoir alerté les services de l’Éducation nationale par courrier, resté à ce jour sans réponse. Il salue néanmoins la venue de Nathalie Nury, « qui a pris le temps d’effectuer cette visite à [sa] demande ».
Alors que la décision finale doit être rendue ce vendredi 17 avril à l’issue du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), l’élu affirme rester « pleinement mobilisé » pour défendre le maintien de cette classe.
Un enjeu qu’il juge « indispensable à la qualité de l’enseignement et à la vitalité de notre territoire rural ».



