Méjannes-le-Clap s’apprête à accueillir l’élite du cyclisme handisport français

Le centre sportif départemental de Méjannes-le-Clap va vivre un week-end d’exception avec l’organisation du championnat de France de cyclisme handisport sur route, dans le cadre de la HandiGard Classic. Une compétition devenue en quelques années un rendez-vous incontournable du para-cyclisme français et international.
Pour cette édition 2026, près de 180 sportifs sont attendus, contre une cinquantaine seulement lors de la première édition. Des athlètes venus de toute la France, mais également de l’étranger grâce à l’inscription de l’épreuve au calendrier de l’UCI, prendront le départ sur les routes gardoises. « On va voir ce qu’il se fait de mieux dans le monde », souligne Thierry Maupin, responsable de la commission de développement du para-cyclisme. « La France est actuellement la première nation mondiale. Aucun autre sport ne permet aujourd’hui en France de réunir autant de champions olympiques, du monde ou d’Europe sur une même compétition. »
Le programme s’annonce dense et spectaculaire. Vendredi, les handbikes ouvriront les hostilités avec une épreuve de team relay sous forme de relais rapide et dynamique. Les équipes composées majoritairement de vélos classiques disputeront également un contre-la-montre par équipes de 15 kilomètres. Samedi seront organisées les courses en ligne, tandis que dimanche sera consacré au contre-la-montre individuel. Une course promotionnelle de tricycles couchés aura aussi lieu samedi matin.
Les compétiteurs évolueront selon plusieurs catégories — B, H, T, C et S — correspondant aux différents types de handicaps et de vélos utilisés. « Chaque vélo est adapté en fonction du handicap », rappelle une athlète de catégorie WC4, membre de l’équipe Cofidis et amputée tibiale. Plusieurs coureurs de la célèbre formation seront présents ce week-end. « Cela fait quatre ans que nous venons ici et nous sommes toujours très bien accueillis. L’internationalisation de la course lui donne énormément de valeur. »
Le niveau sportif annoncé promet un championnat particulièrement relevé malgré les forfaits de plusieurs têtes d’affiche initialement attendues. Les organisateurs mettent en avant un plateau particulièrement dense, avec la présence de nombreux champions français et internationaux du para-cyclisme.
Pour Ghislain Chassary, conseiller départemental du Gard, l’événement illustre également la transformation du centre sportif de Méjannes-le-Clap. « La volonté du Département depuis 2021 est claire : faire de Méjannes-le-Clap un site de référence totalement accessible aux personnes à mobilité réduite. »
De nombreux investissements ont déjà été réalisés avec la rénovation du centre, la création d’un préau basket, le développement de parcours Savoir Rouler à Vélo, d’un stade VTT ou encore d’espaces adaptés aux pratiques cyclistes. D’autres chantiers sont annoncés dans les prochains mois : nouveaux logements, cuisines, centre de vie, rénovation de la piscine et projet de gymnase. « Tout est pensé pour permettre aux sportifs de réussir leur parcours dans les meilleures conditions », insiste l’élu.
Cette qualité d’infrastructures a largement convaincu la Fédération française handisport de revenir dans le Gard après une première organisation du championnat de France en 2025. « Dès la fin de l’édition précédente, le choix de revenir à Méjannes-le-Clap était une évidence », confirme Thierry Maupin, qui ambitionne désormais de transformer l’épreuve en manche de Coupe du monde à partir de 2028. « Entre la Belgique et l’Italie, il y a désormais Méjannes-le-Clap. »
Derrière l’organisation, le club CAP 30 Méjannes-le-Clap, créé il y a seulement deux ans, pilote l’événement avec le Département et le centre sportif. Son président Yann Lequeu insiste sur l’importance du collectif : « Seul, je ne peux rien faire. Sans les bénévoles, sans les associations locales, rien ne serait possible. »
Au total, 80 bénévoles seront mobilisés tout le week-end, dont 40 uniquement pour la sécurisation du parcours. Un engagement salué par Ghislain Chassary : « Sans les bénévoles, le sport et la culture n’existeraient pas. Il faut leur tirer un immense coup de chapeau, surtout avec les fortes chaleurs annoncées. »
Les compétitions se dérouleront sur deux circuits de 5 et 17 kilomètres. Nouveauté cette année : dimanche matin, 60 coureurs valides participeront également au contre-la-montre sur le même tracé, symbole d’un événement placé sous le signe de l’inclusion et du partage autour du sport.



