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Nîmes a sacré son nouveau champion de France de paella en pleine Feria

L’avenue Feuchères, à Nîmes, a pris samedi 23 mai des airs de Valence à l’occasion du championnat de France de paella, organisé en marge de la Feria. Sous les yeux de nombreux curieux et amateurs de gastronomie, dix chefs venus de toute la France se sont affrontés autour d’un même défi : sublimer le célèbre plat espagnol dans un immense poêlon fumant.

À l’origine de cet événement devenu incontournable, Éric Gil, chef cuisinier et champion du monde de paella 2022, a rappelé l’importance de cette compétition qui dépasse désormais le cadre national. « Nîmes est devenue aujourd’hui une école », explique-t-il. « Ce concours national est aujourd’hui international puisque le gagnant de Nîmes aura sa place à la finale du mondial de paella le 20 septembre à Valence, en Espagne. »

Alexandre Córdoba tenant du titre 2025

Pour participer, les candidats ont dû passer par une sélection exigeante. Plus de quarante dossiers ont été étudiés par Éric Gil lui-même. Vidéos, photos, explications sur leur lien avec la paella : chaque candidature a été minutieusement analysée avant de retenir les dix finalistes présents à Nîmes.

Une compétition qui a aussi permis de mettre en lumière la diversité des recettes autour de ce plat emblématique. Si la paella valencienne traditionnelle reste strictement codifiée, Éric Gil rappelle qu’il existe aujourd’hui de nombreuses variantes créatives. « La paella valenciana, il n’y en a qu’une, elle est protégée par la loi », souligne-t-il. « Mais le mot paella désigne avant tout le poêlon. Tout ce qu’on cuisine à l’intérieur peut être appelé paella. »

Ainsi, les concurrents ont proposé des recettes mêlant canard, calamars, seiches ou crevettes, tout en respectant les fondamentaux du plat : un riz rond de qualité et une cuisson parfaitement maîtrisée. Cette édition avait d’ailleurs une saveur particulière avec l’utilisation d’un riz spécial paella 100 % français, sélectionné par Éric Gil lui-même.

Dès les premières minutes du concours, les effluves d’épices, de bouillons et de viandes grillées ont attiré les visiteurs autour des fourneaux installés avenue Feuchères. Chaque chef disposait d’une heure et 45 minutes pour convaincre un jury d’exception composé notamment du chef Nicolas Fontaine, ancien du restaurant Duende de Pierre Gagnaire à Nîmes, de Cédric Gadille ainsi que du consul d’Espagne.

Cinq critères précis ont permis de départager les candidats : la présentation visuelle de la paella, les arômes, le goût, la cuisson et la texture du riz, sans oublier la fameuse caramélisation du fond du poêlon, véritable signature des meilleures paellas.

Au terme de cette journée gourmande et conviviale, c’est Joël Jacquet, venu de Perpignan, qui a décroché le titre de champion de France de paella 2026. Il représentera donc la France lors de la grande finale mondiale prévue en septembre à Valence.

Le tenant du titre 2025, Alexandre Córdoba, basé à Lyon, termine à la deuxième place, tandis que le Nîmois Logan d’Hombres complète le podium avec une belle troisième place devant son public.

Les dix participants engagés dans cette édition étaient : Robert Navarro (Toulouse), Alexandre Garcia (Nîmes), Nicolas Sott (Uzès), Cyrille Chauvel (Le Grau-du-Roi), Édouard Andrieu (Béziers), Alexandre Córdoba (Lyon), Abel Calleja (Arcachon), Éric Sendra (Houilles, Gers), Joël Jacquet (Perpignan) et Logan d’Hombres (Nîmes).

Entre tradition espagnole, créativité culinaire et ambiance festive, ce championnat de France de paella a une nouvelle fois trouvé sa place au cœur de la Feria de Nîmes.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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