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Thierry Julien, un ancien officier de la Légion étrangère à la tête de la Compagnie de la Côte du Rhône Gardoise

La Compagnie de la Côte du Rhône Gardoise a un nouveau président. À l’issue de la cérémonie de passation organisée récemment, Thierry Julien a officiellement succédé à Géry Delbecq. Un changement de génération et de parcours pour cette confrérie bachique qui œuvre depuis des décennies à la promotion des vins et du terroir des Côtes-du-Rhône gardoises.

Troisième président de l’histoire de la compagnie, Thierry Julien mesure l’ampleur de la tâche qui l’attend.

« Quand on est à la tête d’une compagnie comme celle-ci, il y a beaucoup à faire. Géry Delbecq était un homme expérimenté, un homme du terroir qui connaissait parfaitement les problématiques de la viticulture. Moi, je viens d’un autre milieu. C’est un challenge, un défi », confie-t-il.

Car le nouveau président n’est pas issu du monde viticole. Ancien officier de la Légion étrangère, il a effectué une grande partie de sa carrière militaire dans le Gard, notamment au sein du 1er Régiment étranger de génie à Laudun-l’Ardoise. Pourtant, son histoire avec le vin remonte à plusieurs décennies.

Une passion née à Laudun-l’Ardoise

C’est en 1985, lors de son affectation au 6e Régiment étranger de génie, qu’il découvre véritablement l’univers du vin.

« Quand je suis arrivé à Laudun, il y avait la cave coopérative avec Rémi Nogier et Alain Sabonnadière. Ce sont eux qui m’ont transmis leur passion. J’allais les écouter le samedi après-midi et je buvais littéralement leurs paroles. Grâce à eux, j’ai découvert la région, son histoire et les vins des Côtes-du-Rhône gardoises. »

Une immersion qui ne s’est jamais arrêtée. Thierry Julien tient d’ailleurs à rappeler qu’il n’est pas un novice dans le secteur viticole. Au cours de sa carrière militaire, il a notamment eu la responsabilité du domaine viticole « Capitaine Danjou », propriété de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère à Puyloubier, au pied de la montagne Sainte-Victoire.

Ce vignoble de 40 hectares constitue une ressource importante pour financer les actions de solidarité de la Légion étrangère.

« Mon rôle consistait à travailler sur son positionnement, à identifier ses forces et ses faiblesses pour permettre son développement dans les meilleures conditions, tout en répondant aux exigences de solidarité de l’institution », explique-t-il.

Une méthode inspirée du monde militaire

Dans un contexte particulièrement difficile pour la filière viticole, entre baisse de consommation, difficultés économiques et incertitudes sur les marchés, le nouveau président souhaite mettre son expérience du commandement au service de la confrérie.

« Dans le monde militaire, tout repose sur une stratégie et sur les tactiques qui en découlent. Si notre stratégie est de promouvoir les Côtes-du-Rhône gardoises, je ne pourrai pas le faire seul. Il faut fédérer les énergies. »

Sa priorité est claire : aller à la rencontre des vignerons, des domaines et des élus du territoire.

« Je veux rencontrer le plus de monde possible pour construire un réseau solide. Les confréries bachiques ont un rôle important à jouer. Elles apportent de la solidarité, elles entretiennent les traditions et elles contribuent à faire rayonner un territoire et ses vins. »

Dans les pas de Géry Delbecq

Entré dans la compagnie comme compagnon d’honneur avant d’intégrer le bureau, Thierry Julien a progressivement gravi les échelons de l’organisation.

Lorsque Géry Delbecq a annoncé son souhait de quitter la présidence, le choix de sa succession s’est rapidement imposé.

« Le bureau m’a fait confiance en estimant que je pouvais prendre la relève. Je vais essayer de m’impliquer du mieux possible. »

S’il entend inscrire son action dans la continuité du travail réalisé par son prédécesseur, il souhaite également apporter une nouvelle dynamique.

« Géry Delbecq avait initié de nombreuses choses. Nous allons poursuivre ce travail et insuffler un nouvel élan afin que la compagnie continue à se développer et surtout que les vins des Côtes-du-Rhône gardoises continuent à rayonner bien au-delà de notre territoire. »

Une nouvelle mission pour cet ancien officier qui, après avoir servi sous l’uniforme, entend désormais défendre un autre patrimoine : celui de la vigne, du vin et des traditions gardoises.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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