Fibre Excellence : les Régions Occitanie et Sud promettent de poursuivre le combat après la décision du Tribunal de commerce

Coup dur pour les salariés de Fibre Excellence. Le Tribunal de commerce de Toulouse a rejeté ce mardi l’offre de reprise déposée par le groupe Combat Holding, porté par Matthieu Pigasse, et a prononcé la liquidation du site de Tarascon (Bouches-du-Rhône), menaçant directement 270 emplois. En revanche, le site de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) bénéficie d’un sursis, laissant entrevoir la possibilité d’une poursuite de l’activité.
À la suite de cette décision, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, et Renaud Muselier, président de la Région Sud, ont publié une déclaration commune pour exprimer leur soutien aux salariés et réaffirmer leur engagement.
Les deux présidents de Région disent partager « le désarroi et la tristesse des salariés du site de Tarascon, ainsi que de leurs familles ». Ils rappellent que les Régions Occitanie et Sud se sont mobilisées depuis huit mois, aux côtés de l’intersyndicale, pour tenter de préserver l’avenir des deux usines.
« Nous nous sommes battus ensemble, contre vents et marées, pour tenter d’assurer la survie des deux sites », soulignent-ils, regrettant les difficultés rencontrées pour maintenir une activité industrielle en France malgré « les compétences des travailleurs ».
Malgré cette décision judiciaire, Carole Delga et Renaud Muselier assurent ne pas vouloir abandonner les salariés concernés. Ils promettent de poursuivre leur accompagnement dans les semaines à venir et de rester pleinement mobilisés.
Les deux élus lancent également un appel à l’État afin d’éviter le démantèlement de l’activité industrielle sur le site de Tarascon. Ils demandent que tout soit mis en œuvre pour rechercher des solutions, tant pour les salariés touchés par cette liquidation que pour favoriser l’émergence d’un nouveau projet industriel.
Pour les présidents des Régions Occitanie et Sud, le site de Tarascon conserve de nombreux atouts : un outil de production, des compétences reconnues et une réelle volonté de poursuivre l’activité. « Il y a des savoir-faire, il y a un outil productif, il y a de la volonté. Nous ne renoncerons pas », concluent-ils, affichant leur détermination à continuer de défendre l’avenir industriel du territoire.



