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Gard : cinq cas de virus West Nile confirmés chez des chevaux, dont dans le Gard rhodanien

Cinq cas d’infection équine au virus West Nile ont été confirmés dans le Gard. Plusieurs chevaux touchés résident à proximité de zones humides, notamment en Camargue et dans le Gard rhodanien. La préfecture appelle les éleveurs, les vétérinaires mais aussi la population à la vigilance.

La circulation du virus West Nile est désormais confirmée dans le Gard. Ce mercredi 12 août, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a annoncé que cinq chevaux avaient été diagnostiqués positifs au virus dans le département.

Les animaux concernés résident à proximité de zones humides, en Camargue et dans le Gard rhodanien. Des cas ont été recensés sur les communes de Beaucaire, Caissargues, Théziers et Vauvert. Un autre cas, également situé à Beaucaire, reste pour le moment en attente de confirmation par l’ANSES.

Les professionnels de la filière équine appelés à la vigilance

Face à cette situation, le préfet du Gard appelle les éleveurs et les vétérinaires à renforcer la prévention dans les secteurs à risque. Il est notamment recommandé de mettre en place des traitements insecticides préventifs, de vacciner les chevaux contre le virus West Nile et de déclarer rapidement tout animal présentant des symptômes.

Chez les équidés, la maladie peut prendre la forme d’une fièvre parfois peu visible, mais également provoquer des manifestations nerveuses avec abattement, tremblements ou troubles neurologiques. Si une guérison spontanée intervient généralement en trois à quatre semaines, certaines formes graves peuvent entraîner une paralysie, voire la mort de l’animal.

Aucun cas humain détecté dans le Gard

À ce jour, aucune infection humaine au virus West Nile n’a été détectée dans le Gard. Le virus est transmis principalement par les moustiques du genre Culex, qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés. Ces moustiques sont surtout actifs en soirée et durant la nuit.

Les chevaux et les humains peuvent être contaminés par la piqûre d’un moustique infecté mais sont considérés comme des « hôtes accidentels » : ils ne transmettent pas ensuite le virus.

Chez l’homme, l’infection reste le plus souvent asymptomatique. Elle peut toutefois provoquer de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires ou une éruption cutanée. Plus rarement, des complications neurologiques graves peuvent apparaître.

Se protéger contre les moustiques

Les autorités recommandent aux habitants des secteurs concernés d’éliminer les eaux stagnantes autour des habitations afin de limiter la prolifération des moustiques. Le port de vêtements amples et couvrants est également conseillé, particulièrement en soirée, ainsi que l’utilisation de répulsifs adaptés.

Une attention particulière est recommandée pour les personnes les plus fragiles, notamment les nouveau-nés, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées. En cas de fièvre brutale accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires, d’une éruption cutanée ou de troubles du comportement, il est recommandé de consulter rapidement un médecin.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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