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Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : Pascale Bordes officialise sa candidature

La députée du Gard et avocate Pascale Bordes a officiellement annoncé ce vendredi sa candidature aux élections municipales de mars 2026 à Bagnols-sur-Cèze. Elle mènera une liste d’union rassemblant le Rassemblement national (RN) et l’Union de la droite républicaine (UDR). Entourée de Yoann Gillet, député et délégué départemental du RN Gard, et de Julien Sanchez, député européen et directeur de campagne, l’élue a détaillé les raisons de son engagement et les grandes orientations de sa future campagne.

Une candidature « évidente », selon la direction départementale du RN

Pour Yoann Gillet, la candidature de Pascale Bordes « était une évidence ». Le député a estimé que « les Bagnolais la réclamaient » et que la ville « a besoin d’un renouveau ». Il a mis en avant « l’insécurité », « le centre-ville déserté », ainsi que « des infrastructures et une gestion financière loin d’être irréprochables » pour justifier la nécessité d’une alternance locale.

Il a assuré que le RN « a toute confiance en Pascale Bordes », qualifiée d’« endurante » et de « travailleuse », en saluant notamment « l’importance du travail produit à l’Assemblée nationale ». Selon lui, la ville aurait besoin « d’un nouveau souffle » et d’« un maire capable de redresser la barre avec des projets structurants ».

Julien Sanchez : un « choix courageux »

Directeur de campagne pour ces municipales, Julien Sanchez a salué « un choix audacieux » de la part de la députée, rappelant qu’elle « aurait pu rester à l’Assemblée nationale » où elle « plaide avec passion ». Selon lui, le mandat de maire, « le plus difficile », a été choisi par « amour pour sa ville ».

Le député européen a établi un parallèle entre la situation actuelle de Bagnols-sur-Cèze et celle qu’a connue Beaucaire il y a douze ans, citant notamment « l’insécurité » ou « des habitants qui n’osaient plus sortir ». Il espère que la cité gardoise connaîtra « la même transformation ». Julien Sanchez a mis en avant « la force de caractère, professionnelle et politique » de la candidate, estimant qu’elle n’est « pas une candidate de figuration ».

Pascale Bordes : « reconstruire Bagnols »

Pascale Bordes a confirmé qu’en cas d’élection, elle démissionnerait de son mandat de députée : « Je ne suis pas là pour mettre quelqu’un d’autre à ma place. » Elle a insisté sur la difficulté du mandat municipal, « au contact direct avec une population qui attend beaucoup d’une ville comme Bagnols ».

Native de la commune, où elle a grandi et étudié, l’élue a rappelé ses « quarante années d’avocature », une activité qu’elle cessera au 31 décembre.

Insécurité et économie, deux axes centraux

La candidate a annoncé deux « thèmes porteurs » de sa campagne : la sécurité et la revitalisation économique.

Elle a dénoncé « une situation liée à l’insécurité », évoquant notamment « le narco-trafic qui prospère » et la présence de « jeunes cagoulés » dans certaines rues. Elle estime que la municipalité sortante « n’a jamais voulu voir où était le problème », évoquant un « déni » qui aurait « conduit la ville à la situation actuelle ».

Yoann Gillet a de son côté souligné que « la police municipale est un levier » et affirmé que le nombre d’agents à Bagnols serait « deux fois inférieur pour 1 000 habitants » à celui de Beaucaire.

Sur le plan économique, Pascale Bordes décrit « une mort progressive du centre-ville », citant la rue de la République ou la rue Fernand-Crémieux. Elle affirme que « Bagnols n’est plus une ville attractive » et estime que la municipalité sortante « n’a rien fait pour dynamiser la ville dans son intégralité ». Elle évoque également l’absence de nouveaux médecins généralistes, regrettant qu’« en 17 ans, ils ont anéanti la ville ».

La candidate dit vouloir « reconstruire Bagnols », tout en se déclarant « d’un naturel optimiste ».

Son slogan de campagne, déjà dévoilé, sera : « Sécurité et vitalité pour Bagnols ».

Une liste en cours de constitution

La liste n’est « pas encore totalement élaborée », a indiqué Pascale Bordes, précisant qu’elle rassemblera des membres du RN, de l’UDR d’Éric Cirotti, mais aussi « des personnes non encartées » souhaitant rejoindre le projet.

Interrogée sur de potentiels rapprochements ou ralliements, elle a indiqué que ces éléments seraient dévoilés « en temps utile ».

Concernant son absence régulière lors des conseils municipaux et communautaires, l’élue assume pleinement : elle dit avoir constaté « une chambre d’enregistrement » et évoque un épisode ayant « définitivement » motivé son retrait, lorsqu’une élue d’opposition avait été prise pour cible par des propos « sexistes et orduriers ».

Objectif : un basculement dès le premier tour

Pascale Bordes dit espérer « une élection dès le premier tour », tout en anticipant « un rassemblement contre [elle] ». L’agglomération, qu’elle considère « indispensable » pour mener des projets économiques, fait également partie de ses priorités.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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