Rochefort-du-Gard : la mairie dément toute « réintégration » de Véronique Boissy après le jugement du tribunal administratif

Dans un communiqué daté du 5 janvier 2026, la Ville de Rochefort-du-Gard affirme que Véronique Boissy n’a pas été rétablie dans ses délégations à la suite du jugement rendu par le tribunal administratif. La municipalité répond ainsi à des déclarations tenues en conseil municipal, puis relayées sur les réseaux sociaux et dans une partie de la presse locale.
Une polémique relancée lors du conseil municipal du 19 décembre
Selon la mairie, lors du conseil municipal du 19 décembre, Véronique Boissy – conseillère municipale de la majorité – et Céline Alcalde, élue du groupe d’opposition « Rochefort est à vous », ont soutenu publiquement que Véronique Boissy aurait été « rétablie dans ses délégations » à la suite du jugement du 5 décembre. Des propos que la municipalité qualifie d’« inexacts » et « contraires à la décision de justice » dans sa portée juridique.
Ce que dit la commune : une annulation « sur la forme », pas sur le fond
Dans son communiqué, la Ville insiste sur le fait que le tribunal administratif de Nîmes n’a pas annulé le retrait des délégations en tant que décision politique, et n’a prononcé aucune obligation de réintégration.
La commune rappelle la formulation centrale du jugement : l’arrêté municipal de retrait « est annulé en tant qu’il produit effet antérieurement à l’accomplissement des formalités prévues par l’article L.2131-1 du CGCT ». En clair, selon l’interprétation municipale, le retrait était justifié sur le fond, mais son entrée en vigueur a été jugée trop précoce sur un aspect de procédure.
Toujours d’après la mairie, l’annulation ne couvrirait donc que la période comprise entre la signature de l’arrêté (20 novembre 2023) et sa publication (12 décembre 2023). Passé ce délai, l’arrêté serait valable et les délégations ne seraient pas revenues, « ni temporairement, ni définitivement ».
Pas d’injonction, pas de restitution, et un « rejet du surplus »
Autre point martelé par la municipalité : le tribunal n’aurait prononcé aucune injonction à l’égard de la commune, et aurait également rejeté le surplus des demandes formulées par Véronique Boissy.
La Ville reconnaît toutefois une « erreur administrative manifeste » sur l’absence de publication immédiate de l’arrêté et indique vouloir « faire toute la lumière » sur les circonstances ayant conduit à cette situation.
La mairie appelle à une information « loyale » et « juridiquement exacte »
En conclusion, le maire déplore ce qu’il considère comme une déformation de la portée réelle de la décision de justice et réaffirme l’attachement de la municipalité à une information « loyale, juridiquement exacte et responsable ».



