Après Envoyé Spécial, Jean Yves Chapelet contre attaque et dénonce « un reportage à charge »

La diffusion, jeudi 22 janvier, d’un numéro d’Envoyé spécial sur France 2, consacré notamment au narcotrafic dans les villes moyennes, continue de faire réagir à Bagnols-sur-Cèze. Mis en cause dans le reportage, le maire et candidat à sa réélection, Jean-Yves Chapelet, a publié un communiqué pour dénoncer de manière ferme ce qu’il qualifie de « méthodes inacceptables » de la part des journalistes du service public.
Dans ce texte, l’édile évoque un « reportage à charge » mené par des journalistes « hors sol » qui, selon lui, auraient débarqué « en province » sans prendre le temps d’un véritable travail de fond. Il leur reproche notamment de ne pas avoir vérifié l’ampleur des investissements engagés par la Ville et le territoire depuis une dizaine d’années dans le cadre de la rénovation urbaine, en particulier dans les quartiers concernés par le reportage.
Jean-Yves Chapelet cite ainsi la rénovation d’équipements sportifs « de premier plan » comme le stade ou la piscine, mais aussi les dispositifs de services publics mis à disposition des habitants, à l’image de la gratuité des animations pendant les vacances scolaires pour les enfants et les adolescents. Il insiste également sur les actions menées dans le quartier des Escanaux, évoquant des investissements humains et financiers pour rénover, réhabiliter et développer l’accès à la culture, notamment à Carcaixent.
Sur la question centrale du narcotrafic, le maire rappelle les limites des compétences municipales. Il souligne que ce phénomène est désormais « enraciné sur l’ensemble du territoire », touchant aussi bien les grandes agglomérations que les villes moyennes et les villages, et estime que les moyens dont disposent les communes restent insuffisants pour lutter seules contre ces réseaux. Il regrette que le reportage n’ait pas sollicité l’ensemble des acteurs institutionnels, comme la procureure de la République ou la direction interdépartementale de la police nationale, afin de mettre en lumière le travail d’enquête et de démantèlement mené à une échelle dépassant largement les frontières de Bagnols-sur-Cèze.
L’élu dénonce également une vision qu’il juge réductrice, fondée, selon lui, sur le témoignage d’un seul habitant présenté comme représentatif de la situation locale. À l’inverse, il met en avant l’action quotidienne des services municipaux : accompagnement des habitants dans leur relogement, avec des loyers minorés, amélioration de l’habitat, mais aussi renforcement des moyens de sécurité avec le déploiement de nouvelles caméras de vidéoprotection, l’armement accru de la police municipale et le renouvellement des véhicules d’intervention.
Dans un contexte préélectoral tendu, Jean-Yves Chapelet élargit son propos en dénonçant « les donneurs de leçons » et ceux qui, selon lui, « flairent la misère » à l’approche des élections municipales. Il accuse une partie de l’opposition de contribuer à un « bashing systématique » de l’image de la ville en favorisant la venue des médias nationaux sur ces sujets sensibles.
S’adressant directement aux Bagnolaises et aux Bagnolais, le maire candidat conclut en appelant les électeurs à faire un choix, en mars, entre « ceux qui ne font rien et prétendent tout pouvoir » et « ceux qui agissent comme ils le peuvent », affirmant espérer que la population ne se laissera pas tromper et que l’on cesse de dénigrer l’image de la commune.



