Bagnols-sur-Cèze : un marché sous haute tension au cœur de l’entre-deux tours

Ce mercredi 18 mars, le marché de Bagnols-sur-Cèze a pris des allures de véritable arène politique. À quatre jours du second tour des élections municipales, les candidats encore en lice ont arpenté les allées, multipliant poignées de main et échanges avec les habitants. Un moment stratégique, d’autant plus scruté que le premier tour a rebattu les cartes, marqué notamment par le retrait de la liste de Philippe Broche, pourtant qualifiée.
Arrivée en tête avec 44 % des suffrages, Pascale Bordes a largement occupé le terrain, accompagnée de Nelson Chaudon, fraîchement réélu maire de Beaucaire. Face à elle, le maire sortant Jean-Yves Chapelet et son équipe défendent leur bilan, tandis que Jérôme Jackel tente de s’imposer comme une alternative dans une triangulaire incertaine.

Pascale Bordes
« D’abord parce que Nelson est un ami et ensuite parce que c’est un symbole. Beaucaire était dans un état comparable en 2014 avant la prise de fonction de l’équipe de Julien Sanchez. Nous sommes dans une situation similaire ici et cela montre qu’un redressement est possible à tous les niveaux : sécuritaire, économique, social et culturel. »
« Les Bagnolais m’ont placée en tête avec 44 % des suffrages. Dans cet entre-deux tours, la mission est claire : convaincre les abstentionnistes. Beaucoup se plaignent, souvent à juste titre, mais je leur dis que sans vote, rien ne changera. »
« Il faut que chacun se mobilise pour exprimer un choix clair. Aujourd’hui, deux oppositions restent face au maire sortant : la liste que je représente et celle de Jérôme Jackel. J’appelle naturellement à soutenir la nôtre pour engager une véritable alternance. »
Nelson Chaudon
« Pascale Bordes a incarné l’espérance dès le premier tour. Les résultats sont spectaculaires et montrent que son engagement de terrain, notamment comme députée, porte ses fruits. »
« Elle a su mettre des mots sur les maux que vivent les habitants. Pendant trop longtemps, la politique a été déconnectée des réalités. Ici, la ville souffre, mais certains font comme si tout allait bien. »
« Je suis convaincu qu’elle est la candidate capable de remettre les priorités au bon endroit, de stopper les gaspillages et de faire entendre la voix des habitants. Bagnols peut changer de cap dès dimanche. »
Jérôme Jackel

« À un moment donné, quand on veut prétendre à la mairie, il faut assumer ses responsabilités. On ne peut pas se retirer après coup. Contrairement à ce qui a été dit, j’ai bien proposé un accord à Philippe Broche et à Elian Cellier. »
« Cette proposition incluait des responsabilités importantes, bien au-delà de ce qui a été annoncé. Aujourd’hui, on se retrouve dans une triangulaire. Mais il faut rappeler que 2600 électeurs ont voté contre Jean-Yves Chapelet. »
« J’appelle ces électeurs, ainsi que les plus de 6000 abstentionnistes, à se mobiliser. Il reste une alternative crédible. Nous allons continuer le terrain, avec une campagne simple mais efficace. »
« On ne peut pas construire un projet pour Bagnols-sur-Cèze sur des calculs politiques ou des arrangements de dernière minute. Moi, je suis resté constant depuis le début : je veux rassembler sur des idées claires, avec une équipe engagée, et surtout avec une méthode honnête vis-à-vis des électeurs. »
« Cette campagne, on l’a menée sans moyens démesurés, mais avec beaucoup de présence sur le terrain. Aujourd’hui, on voit que ça paie. Être à une centaine de voix du maire sortant après vingt ans de mandat, ce n’est pas anodin. Cela montre qu’une autre voie est possible, et qu’elle est crédible. »
Jean-Christian Rey
« L’enjeu aujourd’hui, ce n’est pas l’agglomération. Cela viendra après. La priorité, c’est la mobilisation pour dimanche. Les électeurs doivent choisir entre l’expérience de Jean-Yves Chapelet et l’inexpérience de Pascale Bordes. »
« Les fusions de listes sont souvent des arrangements peu lisibles pour les citoyens. Le retrait de certaines listes montre au contraire une forme de cohérence politique. »
« Si le Rassemblement national l’emporte dimanche, ce sera la conséquence du choix de maintien de la liste de Jérôme Jackel. Chacun devra en assumer la responsabilité. »

Jean-Yves Chapelet
« La stratégie est simple : mobiliser au maximum. D’abord remercier ceux qui se sont retirés avec un sens des responsabilités. Ensuite rappeler que notre combat est aussi celui des valeurs républicaines. »
« Il faut aller chercher tous ceux qui pensaient que tout était joué au premier tour. Rien n’est acquis. Certains commencent à le comprendre et annoncent déjà leur retour aux urnes. »
« Nous menons une campagne de terrain, sérieuse, sans polémique. Nous avons travaillé sur un programme solide depuis des mois. Aujourd’hui, il s’agit d’expliquer et de convaincre que certaines propositions adverses sont dangereuses pour la ville. »



