Sécheresse : les restrictions d’eau se durcissent dans le Gard face à une situation hydrologique préoccupante

La sécheresse continue de s’aggraver dans le Gard. En raison de l’absence de précipitations significatives depuis le début du mois de juillet et des fortes chaleurs qui touchent le département, le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a décidé de renforcer les mesures de restriction des usages de l’eau sur plusieurs bassins versants, notamment ceux du Vidourle et des Gardons.
Les relevés hydrologiques montrent une baisse continue des débits des cours d’eau, avec des conséquences déjà visibles sur les milieux naturels. Les populations piscicoles sont particulièrement touchées, la situation atteignant même un seuil critique pour la truite fario sur le bassin de l’Hérault. Dans le secteur de la Dourbie et du Trévezel, la faiblesse du débit de la rivière entraîne également des difficultés d’alimentation en eau potable pour les communes de Dourbies et de Saint-Sauveur-Camprieu.
À l’issue d’un Comité de la ressource en eau, le préfet a donc revu les niveaux d’alerte sur plusieurs secteurs du département.
Le bassin versant de l’Hérault amont passe désormais en situation de crise, le niveau le plus élevé. Les bassins du Vidourle et du Gardon amont rejoignent quant à eux le niveau d’alerte renforcée, tout comme l’Ardèche gardoise, la Cèze amont et la Cèze aval qui y restent maintenues. Enfin, les bassins du Gardon aval, de la Dourbie, du Trévezel, de l’Arre et de la Vis demeurent en situation d’alerte.
Ces différents niveaux entraînent des restrictions croissantes. En situation de crise, seuls les usages prioritaires de l’eau sont autorisés, notamment pour l’alimentation en eau potable, la sécurité civile, l’abreuvement des animaux ou encore la préservation des milieux aquatiques. En alerte renforcée, les horaires d’arrosage sont encore davantage limités et certaines pratiques, comme l’arrosage des pelouses non accessibles au public, sont interdites. En situation d’alerte, le remplissage des piscines privées, le lavage des véhicules à domicile et le fonctionnement des fontaines sont notamment prohibés, tandis que l’arrosage des jardins, pelouses et terrains de sport est interdit entre 10 h et 18 h, à l’exception de certains systèmes économes en eau pour l’agriculture.
La préfecture rappelle que ces mesures ont pour objectif de préserver une ressource devenue particulièrement fragile et que chaque particulier, collectivité ou professionnel est tenu de respecter strictement les restrictions en vigueur. La situation sera réévaluée lors du prochain Comité de la ressource en eau, programmé le 6 août, afin d’adapter, si nécessaire, les mesures sur l’ensemble du département. Les maires conservent également la possibilité de prendre des arrêtés municipaux plus restrictifs en fonction de la situation locale.



