Gard rhodanien : Pierre Meurin siège pour la première fois avec la procuration de Laetitia Gaillard, Valère Segal acte la rupture

Le député de la 4e circonscription du Gard (RN), Pierre Meurin, a officiellement pris place au sein du conseil communautaire du Gard rhodanien. Élu d’opposition à Pont-Saint-Esprit, il siège désormais dans l’hémicycle intercommunal et a obtenu pour sa première séance intercommunale la procuration de Laetitia Gaillard, conseillère municipale déléguée aux festivités à Pont-Saint-Esprit.
Ce coup politique n’a pas manqué de faire réagir. Valère Segal, l’édile spiripontain, a immédiatement réagi à l’annonce de cette procuration : « Jusqu’à cette procuration, Laetitia Gaillard faisait partie de mes colistiers. Ce n’est désormais plus le cas. »
Un discours d’opposition marqué
Lors de sa première prise de parole, Pierre Meurin a tenu à préciser sa position :
« Je ne me sens pas membre du conseil de cette agglomération, mais représentant de la commune de Pont-Saint-Esprit dans une agglomération qui apporte beaucoup plus de problèmes que de solutions à notre ville », a-t-il affirmé, avant de poser une question d’ordre budgétaire : « Est-ce que vous avez le chiffre global entre la contribution directe et les recettes perçues par l’agglomération sur le dos des contribuables spiripontains ? »
Selon lui, il est essentiel d’évaluer si l’appartenance à l’Agglomération est réellement bénéfique pour Pont-Saint-Esprit : « Cela permettrait de savoir si l’agglomération est bénéfique ou néfaste pour la commune, et j’ai une intuition sur ce point », a-t-il ajouté.
Une réponse chiffrée
Le président de l’Agglomération, Jean-Christian Rey, lui a répondu point par point en mettant en avant les investissements et les services financés collectivement au profit de Pont-Saint-Esprit. Il a notamment cité :
- 540 enfants spiripontains accueillis au centre aéré, pour un coût global estimé à 350 000 à 400 000 €,
- 67 enfants pris en charge au multi-accueil, représentant environ 700 000 €,
- Près de 200 élèves inscrits à l’école de musique, soit 250 000 € par an,
- L’office de tourisme, pour environ 50 000 à 60 000 €,
- L’hébergement d’urgence, qui met à l’abri environ 400 personnes, pour un coût de 2 millions d’euros,
- La station d’épuration, réhabilitée à hauteur de 9 millions d’euros,
- Ainsi qu’un total estimé à 3 millions d’euros de fonctionnement annuel et 16 millions d’euros d’investissements portés collectivement en faveur de la commune.
« Oui, Pont-Saint-Esprit gagne beaucoup à être dans l’agglomération du Gard rhodanien », a conclu Jean-Christian Rey, appelant à dépasser les clivages politiques.



