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À Saint-Paulet-de-Caisson, un nouveau quartier voit le jour : inauguration des Jardins de la Prade et de la résidence Johann Goethe

Saint-Paulet-de-Caisson a vécu, ce mercredi 26 novembre, un moment important de son histoire urbaine avec l’inauguration des Jardins de la Prade et de la résidence Johann Goethe. Autour du maire Christophe Serre, également vice-président du Conseil départemental du Gard, plusieurs partenaires institutionnels étaient présents, dont le sous-préfet Mathias Nieps, le président-directeur général de BAMA Aménageur, Étienne Robelin, ainsi qu’Habitat du Gard et la Région Occitanie.

Un projet de longue haleine, fruit d’un travail collectif

Lancé en 2021 après une phase de fouilles archéologiques, le projet a réellement pris forme en 2023 avec l’ouverture du chantier. Sa livraison marque l’achèvement de près de huit années de travail pour BAMA et la commune, un partenariat « courageux et exigeant », comme l’a souligné Étienne Robelin. Pour le dirigeant, cette inauguration symbolise « une journée importante pour notre entreprise et pour Saint-Paulet, une occasion d’offrir un nouveau souffle à la commune, en créant un quartier qui soit un véritable morceau de village, harmonieux avec le reste du tissu existant ».

Les Jardins de la Prade constituent aujourd’hui un ensemble résidentiel cohérent, pensé pour respecter l’environnement, valoriser les cheminements doux et proposer un urbanisme apaisé. Le quartier compte 69 logements, dont 44 terrains à bâtir en accession libre situés de part et d’autre du chemin des Fumages. La résidence Johann Goethe, portée par Habitat du Gard, regroupe quant à elle 19 villas et 6 appartements, intégrés dans un environnement doté d’un bassin de sécurité hydropique et d’espaces verts volontaires. Étienne Robelin a salué la patience des futurs habitants et remercié l’ensemble des entreprises ayant contribué à « donner forme à ce quartier qui, désormais, appartient pleinement à Saint-Paulet ».

Habitat du Gard : défendre une offre accessible et diversifiée

Olivier Guittard, directeur de la maîtrise d’ouvrage d’Habitat du Gard, a pour sa part rappelé l’engagement du bailleur en faveur d’une offre locative de qualité, accessible et diversifiée. Il a transmis les félicitations de la présidente et du directeur général, soulignant que ce programme associait l’accession privée – « permettant à certains de réaliser le rêve d’une vie » – et le logement social, « expression concrète de la solidarité ».

Ce projet a pu se concrétiser grâce au soutien du Département du Gard, de la Région Occitanie et de l’État via l’ANRU, dans le cadre de la reconstitution de l’offre locative sociale, notamment en lien avec les déconstructions menées à Bagnols-sur-Cèze.

“Un village à vivre” : l’ambition portée par la commune

Dans son intervention, le maire Christophe Serre a chaleureusement accueilli les habitants et partenaires dans « un village à vivre », où la pression immobilière témoigne du fort désir de s’installer. Il a rappelé que ce projet n’était pas qu’un simple programme immobilier, mais « un véritable projet de territoire », conçu dans la durée et fidèle aux orientations du PLU de 2012 et au PADD. Les choix urbanistiques – intégration paysagère, continuité du village, circulation en sens unique, cheminements piétons – traduisent une volonté de préserver l’âme rurale de la commune tout en accompagnant son développement.

La résidence Johann Goethe comprend vingt cinq logements à loyer modéré, dont un adapté aux seniors et deux accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le maire a insisté sur le caractère volontaire de cette démarche : « Nous ne sommes pas soumis aux obligations de la loi SRU, mais nous croyons profondément en la mixité sociale comme moteur du vivre ensemble. »

Deux nouvelles rues ont été baptisées à cette occasion : la rue Simone Sapède, en hommage à la première femme élue au conseil municipal et institutrice durant la Seconde Guerre mondiale, et la rue Lucien Cannuel, musicien local et ami de Frédéric Mistral. Pour le maire, ce choix symbolise « un lien entre mémoire et projet d’avenir ».

Alors que le recensement démarrera le 14 janvier, la commune s’apprête à dépasser les 2 000 habitants. Une dynamique démographique qui a déjà permis l’ouverture d’une neuvième classe à l’école grâce à l’arrivée de nouveaux enfants. « Ce quartier, ce sont aussi des lieux où les enfants construiront leurs souvenirs », a conclu Christophe Serre.

La Région et l’État saluent un modèle de mixité et d’intégration

La conseillère régionale Claire Lapeyronie a rappelé l’ampleur des besoins en logements sociaux dans la région, où 70 à 80 % de la population est éligible. Elle a insisté sur la nécessité d’accompagner les bailleurs pour proposer un habitat de qualité, accessible à tous, dans un contexte de forte demande. La Région, qui soutient la reconstitution de logements déconstruits à Bagnols-sur-Cèze, a financé à Saint-Paulet une partie des logements sociaux, contribuant à un secteur qui fait vivre plus de 50 000 entreprises.

Le sous-préfet Mathias Nieps a salué un projet exemplaire, tout en rappelant que Saint-Paulet ne fait pas partie des grands programmes de renouvellement urbain. Le soutien de l’État s’inscrit dans la logique de reconstitution de l’offre locative sociale : un logement détruit à Bagnols sur Cèze pour un logement reconstruit, à Saint Paulet de Caisson, afin de ne pas répéter les erreurs du passé en matière de densification. Il a insisté sur la qualité architecturale et urbaine du programme, qui contribue à « changer l’image du logement social, lequel s’inscrit parfaitement dans le cadre d’un village sans le dénaturer ». L’État a apporté 100 000 euros de subventions et 50 000 euros de prêt bonifié.

Un nouveau souffle pour la commune

Avec près de 4,5 millions d’euros d’investissement, dont 2 millions portés par BAMA, les Jardins de la Prade s’imposent comme un quartier clé dans l’évolution de Saint-Paulet-de-Caisson. Un quartier qui se veut à la fois respectueux du cadre de vie, ancré dans l’histoire locale, ouvert à la mixité sociale et adapté aux transitions écologiques et démographiques en cours.

Plus qu’un projet immobilier, c’est une nouvelle page du village qui s’écrit : une page tournée vers l’accueil, la qualité de vie, et la construction d’une communauté soudée, à l’image de ce mercredi d’inauguration placé sous le signe du partage.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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