Connaux met ses drapeaux en berne pour les 10 ans des attentats du 13 novembre 2015

Dix ans après les attaques terroristes qui ont frappé Paris au Bataclan, au Stade de France et sur les terrasses des cafés, la commune de Connaux a choisi de rendre un hommage solennel aux 130 victimes et aux centaines de blessés. Ce jeudi, le maire Stéphane Maurin a procédé à la mise en berne des drapeaux du village, un geste de recueillement et de mémoire alors que la France commémore l’une des pages les plus sombres de son histoire récente.
« En ce jour de commémoration, nous ne devons pas oublier. Ne jamais oublier », souligne Stéphane Maurin, qui tient à rappeler l’importance du devoir de mémoire, en particulier pour les plus jeunes générations qui grandissent dans une société profondément marquée par ces événements. Pour l’édile, ce geste symbolique s’inscrit dans la continuité des hommages nationaux, mais il porte aussi la singularité d’une petite commune qui souhaite montrer son unité face à la barbarie.
Dans le village, les drapeaux abaissés devant la mairie, nul doute qu’ils attireront le regard de nombreux habitants. Stéphane Maurin explique cette initiative considérant « qu’il est essentiel que les communes, même les plus modestes, participent à l’hommage national. C’est important que ça se voie, que l’on se souvienne ensemble », confie l’édile connaulais.
Le 13 novembre 2015 reste gravé dans la mémoire collective. Cette nuit-là, trois attaques coordonnées plongeaient le pays dans l’effroi : l’explosion devant le Stade de France, les fusillades sur les terrasses du 10ᵉ et du 11ᵉ arrondissement, et le massacre du Bataclan, où 90 personnes ont perdu la vie. Dix ans plus tard, les plaies restent sensibles et les commémorations prennent un relief particulier, mêlant douleur, solidarité et résilience.
À Connaux, la mise en berne des drapeaux est un hommage simple, mais fort. « Le temps passe, mais notre devoir de mémoire demeure. C’est ensemble que nous devons faire vivre ce souvenir », insiste Stéphane Maurin.
En ce jour de commémoration nationale, la commune rappelle ainsi que, même dix ans après, la France n’oublie pas — et n’oubliera jamais — les victimes du 13 novembre.



