Démographie : le Gard rhodanien gagne des habitants, mais de fortes disparités entre communes

Comme chaque fin d’année, l’Insee a publié en cette période de fêtes les chiffres actualisés de la population légale des communes françaises. Ces données, qui font référence au 1er janvier 2023, permettent de mesurer l’évolution démographique des territoires sur la période 2017-2023. Dans le Gard rhodanien, la tendance globale est à la hausse de population, mais elle masque des situations très contrastées selon les communes, entre attractivité résidentielle, vieillissement, et pertes localisées.
Une croissance portée par les pôles urbains et périurbains
Plusieurs communes enregistrent des hausses très significatives.
À commencer par Alès, qui gagne près de 6 000 habitants en six ans (+5 906), passant de 40 219 à 46 125 habitants. Cette progression spectaculaire confirme le repositionnement d’Alès comme pôle urbain attractif à l’échelle départementale.
Dans le Gard rhodanien proprement dit, la dynamique est particulièrement marquée dans les communes périurbaines et résidentielles :
- Villeneuve-lès-Avignon : 13 148 habitants (+1 450)
- Pont-Saint-Esprit : 10 958 habitants (+622)
- Rochefort-du-Gard : 8 117 habitants (+585)
- Laudun-l’Ardoise : 6 835 habitants (+543)
- Les Angles : 8 908 habitants (+559)
Ces communes bénéficient de leur proximité avec les bassins d’emploi d’Avignon, du Tricastin ou d’Alès, ainsi que d’une offre résidentielle attractive pour les familles.
Stabilité ou légères hausses dans les villages
De nombreuses communes rurales affichent une stabilité démographique ou une progression modérée, signe d’un maintien de l’attractivité du territoire :
- Saint-Julien-de-Peyrolas : +129 habitants
- Saint-Victor-la-Coste : +160
- Saint-Michel-d’Euzet : +110
- Tavel : +104
- Saint-Gervais : +81
- Saint-Nazaire : +83
- Saint-Paulet-de-Caisson : +77
- Le Garn : +64
- Lussan : +59
- Saze : +59
Ces évolutions témoignent souvent de l’installation de jeunes ménages, de résidences principales en lieu et place de résidences secondaires, ou encore d’opérations de lotissements maîtrisées.
Des communes en léger recul
À l’inverse, plusieurs communes enregistrent une baisse de population :
- Bagnols-sur-Cèze : 18 112 habitants (-146)
- Pujaut : 3 982 (-154)
- Sabran : 1 591 (-83)
- Saint-Laurent-des-Arbres : 2 996 (-76)
- Codolet : 597 (-63)
- Cornillon : 897 (-37)
- Montclus : 179 (-27)
Ces reculs sont généralement modérés, mais ils interrogent sur l’offre de logement, le vieillissement de la population ou les départs de jeunes actifs.
Une attractivité territoriale globalement confirmée
Au total, le Gard rhodanien confirme son attractivité résidentielle, portée par :
- sa qualité de vie,
- sa position entre vallée du Rhône, Provence et Cévennes,
- son accessibilité routière,
- et une offre foncière encore disponible dans certaines communes.
La croissance est cependant déséquilibrée, concentrée sur quelques pôles structurants, tandis que certains centres-bourgs peinent à renouveler leur population.
Ces chiffres serviront de base aux politiques publiques locales : logements, écoles, équipements, transports, santé ou encore urbanisme devront s’adapter à ces évolutions pour accompagner le développement du territoire tout en préservant son équilibre.



