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Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : Pascale Bordes expose ses priorités lors de ses vœux à la presse

Députée de la 3ᵉ circonscription du Gard et candidate aux élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, Pascale Bordes, à la tête de la liste du Rassemblement national « Sécurité et Vitalité pour Bagnols sur Cèze », a présenté ses vœux à la presse. Un exercice qu’elle a souhaité placer sous le signe de la liberté d’expression de la presse et de la transparence, avant d’entrer pleinement dans le fond de sa future campagne.

« Nous avons la chance de vivre dans un pays où la liberté de la presse existe, même si nous ne sommes pas toujours d’accord », a-t-elle souligné, ajoutant que c’est souvent « en sortant de France que l’on mesure la chance de vivre dans un pays développé, avec une presse libre ».

Sans surprise, la campagne municipale a occupé une place centrale dans ses propos. Pascale Bordes a confirmé que son équipe est désormais complète : « une liste paritaire, qui mélange toutes les catégories sociales : actifs, retraités, demandeurs d’emploi, salariés, indépendants, jeunes et moins jeunes. Beaucoup de Bagnolais pourront s’y reconnaître ». La présentation officielle de la liste est prévue autour du 10 février, une fois le dépôt effectué en préfecture.

Redynamisation du centre-ville, priorité affichée

Si la sécurité reste un axe fort de son programme, Pascale Bordes insiste sur un second volet qu’elle juge indissociable : la vitalité économique. « Sécurité et dynamisation de Bagnols-sur-Cèze et du Gard rhodanien vont de pair. L’un ne va pas sans l’autre », affirme-t-elle.

Elle s’appuie sur un constat qu’elle juge alarmant : « rue de la République, on compte 28 commerces vides ». Si les cessations d’activité avec repreneur ne l’inquiètent pas, elle pointe en revanche les cellules commerciales fermées depuis de longs mois. Pour y remédier, elle évoque des exemples comme Beaucaire, Béziers ou Hénin-Beaumont, tout en précisant qu’aucun modèle n’est « absolu ».

Son projet : permettre à la commune de préempter prioritairement les fonds de commerce, plus que le foncier, afin de proposer ensuite des baux précaires de 24 mois maximum à de nouveaux commerçants. À l’issue de cette période, le porteur de projet pourrait soit restituer les clés, soit s’engager dans un bail commercial classique. Une démarche qui impliquerait également des négociations avec les propriétaires de locaux, notamment lorsque ceux-ci ne sont pas aux normes, avec des travaux pris en charge par la collectivité.

Pascale Bordes estime que les dispositifs municipaux actuels sont insuffisants et plaide pour « une aide conséquente sur les loyers », de l’ordre de 30 à 40 % de décote sur plusieurs mois. « Et si ça ne fonctionne pas, il faudra savoir le reconnaître et en tirer les leçons », ajoute-t-elle.

Elle défend aussi la création d’un véritable poste de manager de centre-ville, issu du monde de l’entreprise, disposant d’un réseau et chargé d’attirer des commerçants. Uniformisation du mobilier urbain pour les commerces de bouche, cohérence de l’espace public, action sur la taxe locale de publicité et sur les enseignes font également partie des pistes évoquées. « On n’est pas Uzès. Les gens ne viendront pas par pur plaisir : il faut les attirer », résume-t-elle.

Nucléaire, viticulture et gouvernance intercommunale

La candidate RN a longuement insisté sur le rôle structurant du nucléaire, premier bassin d’emploi du territoire. « C’est Marcoule qui a permis l’essor de Bagnols », rappelle-t-elle, regrettant l’absence d’élus communautaires lors de certains événements officiels. Elle appelle à un dialogue renforcé avec la filière nucléaire, qu’elle juge prête à développer des partenariats locaux.

Même inquiétude pour la viticulture, « en grande difficulté ». Pascale Bordes déplore un manque de soutien et estime que « si on voulait les tuer, on ne s’y prendrait pas autrement », saluant néanmoins la créativité des viticulteurs qui diversifient leurs activités.

Sur le plan politique, elle appelle à « une nouvelle gouvernance » au sein de l’agglomération du Gard rhodanien, plaidant pour une approche collective. Elle se dit favorable à une présidence tournante de l’intercommunalité et critique un fonctionnement qu’elle juge trop verrouillé. « Le rôle de vice-président ne doit pas être là pour faire joli sur le papier », affirme-t-elle.

Tourisme, cadre de vie et finances publiques

Très attachée au territoire « au confluent de la Cèze et de l’Ardèche », Pascale Bordes estime que celui-ci n’a pas su exploiter pleinement ses atouts. Elle regrette notamment l’absence d’office de tourisme et souhaite développer l’œnotourisme, en lien avec les vignerons, en s’inspirant de régions viticoles qui ont su valoriser leur image.

Elle évoque également l’aménagement des berges de la Cèze : espaces de pique-nique démontables, esprit guinguette, promenades sécurisées inspirées des sentiers littoraux, ainsi qu’une amélioration du site de « Bagnols plage », jugé perfectible.

Sur le plan budgétaire, la députée annonce qu’un audit financier sera indispensable avant toute action. « Il y a mille et une façons de maquiller un budget. Sans audit, c’est illusoire », affirme-t-elle, reconnaissant ses propres limites en matière financière et indiquant s’appuyer sur des experts-comptables. Elle se dit convaincue que « les caisses sont largement déficitaires ».

Deux axes de son programme seraient toutefois engagés « quoi qu’il en coûte », sans hausse des taux d’imposition municipaux, qu’elle juge déjà trop élevés. Elle évoque la nécessité de réaliser des économies ciblées, notamment sur certaines subventions, tout en refusant une suppression généralisée.

Sécurité et habitat indigne

Enfin, Pascale Bordes fait de la sécurité et de l’habitat un enjeu majeur du prochain mandat. Elle propose un effectif de deux policiers municipaux pour 1 000 habitants, présents 24 h/24, avec des patrouilles ciblées sur le centre-ville et les points de deal.

Très critique sur l’état de certains quartiers, notamment aux Escanaux, elle dénonce une « indignité absolue » et la passivité de certains administrateurs de bailleurs sociaux. Elle indique avoir saisi le préfet et transmis un signalement au procureur via un article 40.

« Le prochain mandat devra être celui de la sécurité, au sens large : pas seulement contre les trafics, mais pour ceux qui vivent au quotidien dans ces quartiers », conclut-elle.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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